USA 2008 - Devant 75.000 personnes, il va livrer ce soir le discours le plus important de sa carrière...
De notre correspondant à Los Angeles
Le dieu du stade. En délocalisant son acceptance speech
à l’Invesco Field, Obama fait dans une certaine démesure. Il s’en est expliqué jeudi soir, lors de sa visite surprise au Pepsi Center: «Nous avons commencé cette campagne avec la conviction que le changement se fait depuis la base vers le haut. Créé un mouvement populaire. On voulait donc que le maximum de personne puisse participer à ce moment».
Ceci dit, il aurait peut-être pu éviter
les colonnes grecques. Ca sera
«le temple d’Obama» raillent les républicains, qui aiment à l’appeler «The One» (l’élu). Côté démocrate on jure que c’est plutôt une immitation du Capitole.
45 ans après “I have a dream”
Il faut remonter à Kennedy pour voir un candidat déménager son discours de cette façon. Le lieu sera spécial, le jour aussi. Le 28 août 1963, un certain Marthin Luther King prononçait
son fameux discours «I have a dream». Nul doute qu’Obama, rentré dans l’histoire hier comme le premier candidat afro-américain à la présidentielle, y fera écho.
>>>Les démocrates unis, et ce qu'il faut retenir de la journée de mercredi, c'est ici
Devant ses 75.000 supporteurs, il pourra compter sur des guests de choix: deux prix Nobel (Al Gore et Jimmy Carter) et une brochette de VIP. Doivent notamment chanter dans l’après-midi Will.I.Am, des Black Eyed Peas, et Sheryl Crow. En revanche, Bon Jovi et Bruce Springsteen, pressentis pour clôturer la soirée, ne devraient pas être de la partie. Sans doute un moyen d’éviter de tendre la joue aux républicains qui demandent régulièrement
si les Américains veulent une rock star ou un commander-in-chief.
Alors que Charlize Theron, Susan Sarandon, ou encore Spike Lee sont annoncés à Denver, il sera intéressant de voir si les célébrités restent en retrait. George Clooney, lui sera en Italie. Selon lui, «les stars d’une convention devraient être les hommes politiques».
Jusqu'à présent, les politiques ont livré des discours plutôt costauds, lors de cette convention (vidéos
de Michelle Obama,
Hillary ici et
Bill là). Au stade et face aux des millions de téléspectateurs, Obama n'a pas vraiment intérêt à se planter.
usa2008
Philippe Berry, à Los Angeles