Sarkozy clôt le débat du RSA et invite la majorité à ne pas se «caricaturer»

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Publié le 28 août 2008.

POLITIQUE - Il a justifié sa mesure de taxation du capital lors de son discours à Mayenne, marqué socialement...

Le RSA sera financé sur les revenus du capital, un point c’est tout. Malgré les remous suscités au sein de la majorité, Nicolas Sarkozy a confirmé ce jeudi en Mayenne qu'une taxation supplémentaire de 1,1% des revenus du capital serait mise en place pour financer le surcoût de la généralisation du RSA.

S’il a écarté les critiques de la droite, devant la presse, après son discours prononcé à Changé, près de Laval, il les a toutefois relativisées: «Il n'y a pas de grosses critiques, il y a un débat, ce qui est tout à fait normal», a jugé le chef de l'Etat.

C’est à la majorité de se saisir du problème d’insertion

Nicolas Sarkozy a justifié sa décision et rappelle la droite à l’ordre: «Moi mon rôle, c'est d'apporter des réponses aux problèmes de la société française, je veux ramener au travail les exclus (...) c'est un sujet majeur pour moi, c'est un élément de la justice sociale, et la majorité doit se saisir de ce problème de l'insertion et de la justice, sinon elle se caricature», a-t-il insisté.

Et n’en déplaise à ses détracteurs, il a d’ailleurs arboré un discours marqué socialement : «Il est normal que les revenus du capital puissent aider à faire en sorte d'aider à ce que les exclus retrouvent du travail», a-t-il estimé. «S'il y a de l'argent pour le haut, il doit aussi y avoir de l'argent pour le bas, pour soutenir le revenu de ceux qui font l'effort de se lever chaque matin. J'assume», a-t-il insisté.

«Je ne mettrai pas un centime pour financer l'assistanat»

Une façon peut-être de justifier son très controversé paquet fiscal qui avait été dénoncé par la gauche comme favorisant les plus aisés : «J'ai beaucoup fait pour le développement économique de la France. On a supprimé les droits de succession, on a permis la défiscalisation de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) pour les entreprises, on a fait le bouclier fiscal», a-t-il poursuivi.

Mais, il n’a toutefois pas omis de faire un clin d’oeil à son électorat, en restant fidèle à sa rhétorique de campagne: «Je ne mettrai pas un centime pour financer l'assistanat. J'ai été élu sur une promesse : récompenser le travail (...) je veux changer cette situation scandaleuse dans notre pays qui veut que l'assistanat paie plus que le travail».
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