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Kate Moss confesse avoir été «trop maigre »

Kate Moss confesse avoir été «trop maigre», dans le magazine américain Interview à paraître.
Kate Moss confesse avoir été «trop maigre», dans le magazine américain Interview à paraître. /Sipa

MODE - La top model britannique a reconnu s’être fait peur à un certain moment de sa vie tant elle se trouvait «maigrichonne»...

Des silhouettes fines, trop fines… Dénoncer la chétivité des mannequins a été la dernière tendance estivale de la mode britannique. Et Kate Moss a apporté sa voix fluette au concert de critiques.

Dans un entretien au magazine américain Interview à paraître, Kate Moss revient sur sa carrière et explique son quotidien de top. «Je n’ai pas mangé pendant un bon bout de temps. Ce n’était pas mon intention. Vous allez sur une séance photo où il n’y a que de la mauvaise nourriture, vous prenez l’avion et la bouffe est si terrible que vous ne pouvez pas en manger le moindre morceau. Vous allez sur un défilé, et il n’y a pas la moindre nourriture… Je me rappelle m’être observée debout dans ma salle de bains et… j’étais tellement maigre ! Je n’ai jamais été anorexique pourtant…. Je me souviens avoir pensé : je ne veux plus être cette maigrichonne.»

Anorexie, boulimie et laxatifs

Cette sortie de Kate Moss fait écho aux dires du mannequin Karen Elson dans le Vogue britannique du mois d’août. Elle a confié qu’elle «ne mangeait pas, était boulimique, et prenait des laxatifs» : «Je me rappelle d’une réflexion lors d’une collaboration à Paris d’un styliste qui m’a dit : «Est-ce que vous n’avez pas mangé trop de croissants, Karen?» Elle dénonce une industrie «dangereuse et qui peut potentiellement blesser les filles mentalement et physiquement.»

La mode britannique a entamé une réflexion profonde sur ce sujet, une commission d’enquête sur la santé des mannequins a été créée l’an passé pour améliorer le bien-être des top pendant la semaine de la mode à Londres. Elle semble prête à accepter des certificats de santé pour les mannequins avant les défilés, un médecin les autorisant «à travailler». Une initiative rejetée catégoriquement par New York, Milan et Paris.
Mathieu Grégoire
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