21h15 - Vient le tour de John McCain, son “ami, qui a servi avec honneur notre pays”. Mais, poursuit Hillary, «on n’a pas besoin de 4 ans de plus après les 8 dernières années, une économie sinistrée, une essence plus chère et moins d’énergie verte, des gens qui perdent leur maison, moins de diplomatie dans le monde. La réalité, c’est que John McCain affirme que l’économie va plutôt bien, que 47 millions d’Américains sans couverture maladie n’est pas un problème et que ce n’est pas très grave si les femmes ne gagnent pas autant que les hommes». Et de placer une attaque sur Bush et McCain "qui se rendent dans les Twin Cities (de Saint Paul et Minneapolis, pour la convention". "Well, c'est plutôt logique vu comment il est impossible de voir leurs différences"
Elle porte l’estocade finale: «si je me rappelle bien, nous démocrates, on sait plutôt bien s’occuper d’une économie. On l’a fait par le passé avec le président Clinton et les démocrates à ses côtés. On le refera avec Barack Obama et tous les démocrates à ses côtés.» Hillary salue l'assemblée un long moment. Et puis s'en va.
20h45 – C’est parti. Petite vidéo de présentation d’Hillary, et sa fille, Chelsa monte sur scène pour la présenter. «Je suis fière de vous présenter mon héro et ma mère, Hillary Rodham Clinton». Bill applaudit, Hillary arrive en pant-suit orange sur fond de la chanson «She can change the world». Standing ovation, c'est son moment, même si ce n'est pas celui qu'elle espérait.
20h30 - Le gouverneur du Montana chauffe la salle avant l’arrivée d’Hillary. C’est un démocrate atypique, pro-gun (enfin en même temps pour s’imposer au pays de l’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, c’est un peu obligatoire). Il s’attaque principalement à la politique de McCain sur l’énergie, «qui a voté 25 fois contre des lois développant les énergies renouvelables». «Les pétro dictateurs ne possèderont jamais le vent et le soleil en Amérique». Et d’en appeler à l’unité: «Amérique lève toi. Colorado lève toi. Illinois lève toi». La salle est debout. Et de conclure: “Let’s win this election baby !” Même Bill s’est levé, et tout sourire, applaudit. L’unité retrouvée? A Hillary de transformer l’essai.
18h - Plusieurs figures féminines du parti se sont succédé au micro avant l’arrivée d’Hillary. Un message martelé: «Je soutiens Barack Obama». Et chaque intervenant, dans ses deux minutes, a lancé une attaque contre la politique des républicains, que ce soit sur l’économie, l’assurance maladie ou l’énergie. Dennis Kucinich, candidat malheureux à l’investiture, était très en verve et surexcité, reprenant à maintes reprises, le poing levé, «Wake up America» (Réveille toi, Amérique). usa2008