Le discours d'Hillary, en live-comme-à-la-maison

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Publié le 27 août 2008.
De notre correspondant à Los Angeles

Tous les yeux braqués sur elle. Hillary a donc parlé. Une double mission l’attendait: apporter son soutien à Obama et surtout avoir l’air convaincante (et convaincue). Pour comprendre les enjeux, c'est ici. Pour revivre son discours, c’est dessous. Pour une synthèse,c'est  là.

21h15 - Vient le tour de John McCain, son “ami, qui a servi avec honneur notre pays”. Mais, poursuit Hillary, «on n’a pas besoin de 4 ans de plus après les 8 dernières années, une économie sinistrée, une essence plus chère et moins d’énergie verte, des gens qui perdent leur maison, moins de diplomatie dans le monde. La réalité, c’est que John McCain affirme que l’économie va plutôt bien, que 47 millions d’Américains sans couverture maladie n’est pas un problème et que ce n’est pas très grave si les femmes ne gagnent pas autant que les hommes». Et de placer une attaque sur Bush et McCain "qui se rendent dans les Twin Cities (de Saint Paul et Minneapolis, pour la convention". "Well, c'est plutôt logique vu comment il est impossible de voir leurs différences"

Elle porte l’estocade finale: «si je me rappelle bien, nous démocrates, on sait plutôt bien s’occuper d’une économie. On l’a fait par le passé avec le président Clinton et les démocrates à ses côtés. On le refera avec Barack Obama et tous les démocrates à ses côtés.» Hillary salue l'assemblée un long moment. Et puis s'en va.



21h15
- Elle pose une question à ses électeurs: «étiez vous dans cette course juste pour moi? Ou pour cette femme avec le cancer qui lutte pour s’en sortir, cette mère célibataire survivant avec un salaire minimum?» Plus elle avance, plus le ton est décidé, plus la salle applaudit. Elle poursuit en louant Obama qui «a commencé sa carrière à Chicago en aidant les oubliés et la working class». Petit mot pour Michelle Obama aussi et son «discours extraordinaire», qui fera une formidable first lady». Idem pour Joe Biden et sa femme Jill.

 



21h
- Hillary : «Je suis devant fou, un fière maman, fière démocrate, fière sénateur de New York, fière américaine et fière… supportrice de Barack Obama !» Elle l’a dit! Et avec fermeté. Elle pousuit l’opération unité: «Que vous ayez voté pour moi ou pour Barack, nous devons nous unir en un seul parti et avec un seul objectif. Nous sommes dans le même camp, nous combattons pour le futur et je n’ai pas passé les dernières 35 années de ma vie dans les tranchées à me battre pour que chaque enfant ait une couverture maladie, pour les droits des femmes pour voir ce combat piétiné par 4 ans supplémentaires d’un républicain à la Maison Blanche».

20h45 – C’est parti. Petite vidéo de présentation d’Hillary, et sa fille, Chelsa monte sur scène pour la présenter. «Je suis fière de vous présenter mon héro et ma mère, Hillary Rodham Clinton». Bill applaudit, Hillary arrive en pant-suit orange sur fond de la chanson «She can change the world». Standing ovation, c'est son moment, même si ce n'est pas celui qu'elle espérait.


20h30 - Le gouverneur du Montana chauffe la salle avant l’arrivée d’Hillary. C’est un démocrate atypique, pro-gun (enfin en même temps pour s’imposer au pays de l’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, c’est un peu obligatoire). Il s’attaque principalement à la politique de McCain sur l’énergie, «qui a voté 25 fois contre des lois développant les énergies renouvelables». «Les pétro dictateurs ne possèderont jamais le vent et le soleil en Amérique». Et d’en appeler à l’unité: «Amérique lève toi. Colorado lève toi. Illinois lève toi». La salle est debout. Et de conclure: “Let’s win this election baby !” Même Bill s’est levé, et tout sourire, applaudit. L’unité retrouvée? A Hillary de transformer l’essai.



20h –
Le keynote de ce soir, c’est l’ancien gouverneur de Virginie, Mark Warner qui s’y collait. Ce centriste, avait prévenu: ne pas compter sur lui pour des attaques ad hominem. Moins cinglant que ses prédécesseurs (qui ont tous déroulé la stratégie visant à faire passer un mandat de John McCain comme quatre années supplémentaires de Bush), il a lourdement insisté, «cette course ne sera pas gagné par un président tourné vers le passé.

 

 
18h30 - Bill est-il en train de torpiller la candidature d’Obama? Alors qu’on ne l’entend pas beaucoup depuis l’annonce de la vice-présidence, il aurait, selon The Hill, laissé entendre qu’Obama ne serait pas à la hauteur s’il était élu. Bill: «Supposez que vous êtes un électeur et avec le choix entre les candidats X et Y. X est d’accord avec vous sur tout, mais vous ne pensez pas qu’il sera à la hauteur. 'Y' est d’accord avec vous sur la moitié des dossiers, mais vous pensez qu’il est plus à même d’assurer derrière». Moment de flottement. Il ajoute, «mais ça n’a rien à voir avec la situation actuelle».
 

18h - Plusieurs figures féminines du parti se sont succédé au micro avant l’arrivée d’Hillary. Un message martelé: «Je soutiens Barack Obama». Et chaque intervenant, dans ses deux minutes, a lancé une attaque contre la politique des républicains, que ce soit sur l’économie, l’assurance maladie ou l’énergie. Dennis Kucinich, candidat malheureux à l’investiture, était très en verve et surexcité, reprenant à maintes reprises, le poing levé, «Wake up America» (Réveille toi, Amérique). usa2008


Philippe Berry, à Los Angeles
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