Examen réussi pour Michelle Obama
C’était le discours le plus important de sa carrière. Celui où elle devait présenter son mari et sa famille, non pas à l’assemblée mais à l’Amérique. Etablir un lien de confiance avec les électeurs, dans une élection présidentielle où l’affectif joue sans doute autant que les programmes.
Elle a insisté sur ses origines modestes --«fille d’un ouvrier et d’une mère au foyer»-- comme celles de son mari, «élevé par ses grands parents et une mère célibataire». Son discours, très positif, les a présentés comme le fruit du rêve américain. Un rêve «en danger», où le gouffre entre «le monde tel qu’il est et le monde tel qu’il devrait être» s’agrandit.
Les priorités d’Obama: «Mettre fin avec responsabilité à la guerre en Irak, faire en sorte que chaque Américain ait une couverture maladie, et unifier le pays au de-delà de ses divisions.»
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Dans les 20 minutes de son discours, Michelle Obama n’a pas oublié de faire monter ses deux filles sur l'estrade, mais surtout de remercier Hillary Clinton «qui a rassemblé 18 millions d’électeurs et s’est toujours battu pour briser le plafond de verre». Diplomatique, mais les démocrates en avaient bien besoin.
Ted Kennedy est immortel
Il est là, et la salle est debout pour lui. Des larmes coulent. Ted Kennedy (petit frère de Jack et Bobby) peine à calmer la foule. «Rien n’aurait pu m’empêcher d’être parmi vous» (allusion à sa tumeur cérébrale, dont il a été opéré cet été après une attaque).
La voix est puissante, ne tremble pas. «Je suis là pour changer l’Amérique, restaurer l’espoir et élire Barack Obama. Et croyez moi, je serai là en janvier» (pour la prise de fonction du président).
«Teddy, Teddy», scande l’assemblée, qui semblait un peu s’endormir jusqu’ici. Ted reprend le slogan d’Obama «Yes we can» et le change en «Yes we will». Il parle de JFK, de la lune et du drapeau américain qui y flotte toujours, des soldats qui ne devraient jamais être sacrifiés sur «une erreur». Il conclut: «L’espoir peut s’élever et le rêve continuer.» Un lion, Ted.
Nancy s’attaque à John
Il y a quatre ans, les démocrates n’avaient pas voulu s’attaquer à Bush, préférant se concentrer sur un message positif. Cette année, ils avaient promis que ce seraient différent. Mais il n’y a finalement guère eu que Nancy Pelosi pour tirer quelques scuds sur McCain. La speaker de la Maison des représentants a elle aussi d’abord félicité Hillary pour avoir «renforcé le parti par sa candidature». Hmm.
Elle attaque: «Nous avons besoin de Barack à la Maison Blanche, pour mettre fin à 8 ans de politique des républicains. C’est tellement important que Ted Kennedy est venu jusqu’ici pour mettre son bulletin». S’en suit enfin un petit refrain qu’elle fait reprendre par la foule 5 ou 6 fois, «Barack Obama is right and John McCain is wrong» (Barack Obama a raison et McCain a tort).
Le keynote de l’ancien gouverneur de Virginie, Mark Warner. Mais surtout l’intervention de celle qui a alimenté toutes les discussions de ce mardi: Hillary Clinton. usa2008