ATTENTAT - Trois soldats polonais et trois soldats canadiens ont été tués par des bombes ce mercredi au cours de missions de reconnaissance. Deux autres soldats dont on ne connaît pas encore la nationalité ont aussi perdu la vie...
Semaine sanglante en Afghanistan. Trois soldats canadiens ont été tués et un autre sérieusement blessé mercredi dans le district de Zhari, au sud de l’Afghanistan. «Un engin explosif artisanal a sauté à proximité de leur véhicule», a déclaré ce jeudi le général
Denis Thompson, commandant des forces canadiennes en Afghanistan, lors d'un point presse à Kandahar. Le même jour, trois soldats polonais de la
Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) ont été tués dans des circonstances similaires, dans la province de Ghazni (centre-est). Deux autres soldats ont aussi perdu la vie dans des escarmouches. On ne connaît pas encore leur nationalité.
Depuis leur engagement en Afghanistan, début 2002,
les Canadiens ont payé un très lourd tribut à cette guerre. Ces trois décès portent à 93 le nombre de soldats canadiens ayant perdu la vie. A titre d’exemple, 24 soldats français sont morts en Afghanistan depuis fin 2001.
Le Canada est le troisième pays à avoir perdu le plus de soldats après les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
Plus de pertes que sur le front irakien
Le Canada a déployé un contingent de 2.500 soldats dans la région de Kandahar. Le général Thompson a reconnu que les talibans étaient actuellement «beaucoup plus agressifs» que par le passé. Sur les trois derniers mois, la coalition internationale a connu plus de pertes en Afghanistan que sur le front irakien. Cette semaine,
entamée par une embuscade contre deux sections françaises dans le district de Saroubi, a été particulièrement meurtrière.
Quarante soldats des forces internationales ont été tués en Afghanistan en août. Depuis le début de l’année, 184 soldats étrangers sont morts en Afghanistan, beaucoup étant victimes de bombes improvisées. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.
Avec agence