CEREMONIE - Nicolas Sarkozy et plusieurs personnalités politiques sont présents aux Invalides pour se recueillir...
Nicolas Sarkozy et de nombreux membres du gouvernement et de l’opposition rendent ce jeudi midi un hommage national aux
dix soldats tués et aux autres militaires français blessés lors des combats contre les talibans.
A venir, le reportage de notre journaliste.
13H15: On retiendra notamment cette phrase de Nicolas Sarkozy. "Jamais je n'ai mesuré à tel point la solitude d'un chef de l'Etat devant les responsabilités qu'il doit assumer". Il a promis la vérité aux familles des soldats : "Je veux qu'elles sachent tout, elles y ont droit." Il a aussi justifié l'engagement en Afghanistan, où l'armée française défend "l'honneur d'une civilisation".
13H06: Les familles quittent le pavé de la cour d'honneur. Nicolas Sarkozy ferme la marche.
13H01: Les bérets rouges lèvent les cercueils. Ils vont rejoindre leur famille, leur région, après cette hommage à la Nation. La marche funèbre salue leur départ, on emmène leur Légion d'honneur derrière eux.
12H59: C'est au tour de la Marseillaise de résonner dans ce lieu où reposent les cendres de Napoleon Bonaparte.
12H58: Le ciel est gris au-dessus de la cour d'honneur des Invalides. Les clairons de l'armée française entonnent une marche en l'honneur des soldats morts au combat.
12H56: Une minute de silence pour les soldats.
12H56: Nicolas Sarkozy décore le soldat Anthony Rivière, 21 ans. Il avait eu sa mère, à la Réunion au téléphone il y a deux semaines. Il lui avait dit qu'il se plaisait en Afghanistan. Il devait rentrer à Noël à la Réunion.
12H55: Nicolas Sarkozy décore le soldat Alexis Taani, 20 ans. "Ce métier, c'était tout ce qu'il voulait faire", a dit son père mercredi.
12H54: Nicolas Sarkozy décore le soldat Julien le Pahun. Il aurait eu 20 ans mercredi. Son père a déclaré qu'il avait beaucoup de questions à poser au Président de la République.
12H50: Le soldat disparu le plus âgé avait 40 ans. Le plus jeune 19 ans. La majorité des victimes avaient entre 19 et 21 ans. Il y avait un jeune homme d'origine kanak, et un Réunionnais.
12H48: Nicolas Sarkozy va décorer chaque soldat de la Légion d'honneur à titre posthume. "Soldats, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la légion d'honneur." Il prend un temps de recueillement à chaque cercueil, il pose lentement ses mains dessus.
"J'aurais préféré épingler la Légion d'honneur à la veste d'un homme debout", a déclaré Nicolas Sarkozy pendant l'hommage national.
12H46: Sarkozy cite les noms des soldats un par un. "J'ai voulu que vos noms soient prononcés dans cette cour, où tant de noms prestigieux l'ont été.
Au nom du peuple français, je veux dire que nous ne vous oublierons pas, tout simplement car nous n'en avons pas le droit."
12H44: Aux familles : "Je veux que vous sachiez qu'au plus profond de moi-même, je partage votre douleur. La France pleure avec vous vos enfants, elle sera toujours à vos côtés"
12H41: "Soldats, vous avez accompli votre devoir. C'est votre honneur. Je sais que ce mot peut paraître dérisoire en cette journée. Donner sa vie avec honneur, c'est réussir sa vie. Soldats, vous avez surmonté votre peur, vous avez surmonté l'adversité."
12H40 : "Ce n'est pas un hasard si 25 des 27 Etats membres de l'Union Européenne ont des soldats là-bas. Vous travaillez pour la paix, comme c'était déjà le cas au Liban où nous avons été durement touché. Nous n'avons pas le droit de perdre là-bas, de laisser les barbares gagner."
12H40 : "Vous et vos camarades, vous pouvez être fiers de ce qu'à fait l'armée française depuis 2001. Vous vous battiez là-bas contre le terrorisme. Ce terrorisme a ravagé des familles françaises, et il a pris racine là-bas."
12H38: "Aujourd'hui, c'est le prix du sang que nous payons."
12H36: "La France peut et doit être fier de son armée."
12H34: "Tous les dix, vous êtes morts jeunes, mais avez le privilège de choisir votre engagement, votre métier, celui des armes.Vous êtes allés jusqu'au bout de cet engagement, le sacrifice ultime
12H32: Ces soldats remplissaient "une mission dangereuse, une mission exigeante" contre les "terroristes talibans".
12H30: Nicolas Sarkozy commence l'hommage de la Nation à ses soldats, devant des familles étreintes par l'émotion et les visages graves des militaires.
"Les armées français pleurent dix des leurs, dix qui sont tombés en allant jusqu'au bout de leur engagement."
12H26: Les neuf autres cercueils, recouverts du drapeau français, sont déposés dans la cour d'honneur des Invalides. Il y a le caporal-chef Nicolas Grégoire, 26 ans, le caporal-chef Damien Buil, les soldats Anthony Rivière, Julien le Pahun, Alexis Taani, Damien Gaillet, Kevin Chassaing, tous du 8e RPIMa de Castres, Rodolphe Penon, caporal-chef, 2e Régiment étranger de parachutistes et Melan Baouma du Régiment de marche du Tchad.
12H24: Le premier cercueil est celui de Sébastien Devez, 29 ans, sergent-chef du 8e RPMIa de Castres. Il était l'un des plus gradés de la section touchée lundi. Il avait deux enfants, dont un petit de six semaines, qu'il a vu quinze jours avant de partir en Afghanistan.
12H22: Les cercueils des dix soldats vont être amenés un par un dans la cour. Ils vont être salués par les militaires. Ils sont portés par des paras dont les frères d'armes du 8e RPIMa de Castres, au son de la marche funèbre.
12H19: Nicolas Sarkozy, suivi de François Fillon, du ministre de la Défense d'Hervé Morin, et de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat, se rend dans la Cour d'honneur des Invalides.
12H10: Les familles viennent se recueillir sur les cercueils de leurs fils disparus. Beaucoup sont en larmes. Nicolas Sarkozy croise des regards, voit la douleur. Il contemple toujours les dépouilles toutes proches.
12H05: Nicolas Sarkozy reste pensif, assis et les mains jointes, seul face aux cercueils des soldats. Il est le chef des armées. Il a décidé de renforcer la présence militaire en Afghanistan en avril dernier, au sommet de l'Otan de Bucarest.
Les membres du gouvernement se signent et sortent un par un de l'Eglise. On note la présence de Eric Woerth.
La cérémonie religieuse œcuménique en l’église Saint-Louis des Invalides vient de s'achever. L'évêque aux Armées, puis le pasteur ont parlé. Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d'Estaing sont en train de se recueillir. Jean-Louis Borloo a les yeux fermés.
Nicolas Sarkozy prononcera ensuite un éloge funèbre, puis déposera sur chaque cercueil de dix soldats tués des décorations à titre posthume. Les honneurs militaires seront ensuite à ces militaires. Le chef de l'Etat s'entretiendra ensuite, à huis clos, avec leurs familles.
>> A lire: les réactions des familles des victimes
Les dépouilles des dix soldats français tués ont été rapatriées à Paris mercredi tard dans la soirée. Le matin, onze de leurs 21 compagnons d’armes blessés à Kaboul étaient arrivés les premiers. Ils ont été dirigés vers deux hôpitaux de la capitale et de Saint-Mandé (Val-de-Marne). Vers minuit et demi, le Premier ministre François Fillon a rejoint les familles des soldats mort qui se recueillaient devant les cercueils réunis dans le pavillon d'honneur de l'aéroport d’Orly, transformé en chapelle ardente. Il s'est incliné devant les dépouilles au cours d'une cérémonie d'une dizaine de minutes, qu'un participant a décrit à l'AFP comme «extrêmement émouvante».
>> A lire: la polémique sur l'origine des tirs qui ont blessés les soldats, peut-être des tirs «amis».
Une haie d'honneur avait été formée devant l'avion, le ministre des Anciens combattants, Jean-Marie Bockel, était au pied de l'appareil, selon journaliste de l'AFP qui se trouvait à bord de l'Airbus.
M. Gr. et Sa. C.