INTERVIEW - Brigitte Deydier, directrice technique nationale de judo...
Envoyé spécial à Pékin
Grâce à Darbelet, le judo français fera au moins aussi bien qu’à Athènes, avec une médaille d’argent. La fédération peut commencer à souffler….
Cette médaille, c’est une belle satisfaction après une première journée de compétition difficile?
J’ai été déçue samedi par la non-performance de Frédérique Jossinet. Benjamin a réussi une superbe prestation, une très belle journée. On s’en rend compte lorsque voit la qualité du podium dans sa catégorie, où beaucoup de judokas très forts manquent à l’appel. On sait que Benjamin est bon tactiquement, mais en plus il a été impressionnant tactiquement.
Comme Dimitri Dragin, l’autre bonne surprise de ces JO, Benjamin Darbelet a été maintenu sous pression jusqu’au dernier moment avant les JO. C’est une leçon à retenir?
C’est vrai qu’il a été maintenu sous pression longtemps. Peut-être que lors de la prochaine compétition je ne choisirai tous les membres de l’équipe de France que trois semaines avant.
Cette médaille peut-être le déclic pour l’équipe de France?
Oui, elle peut-être le déclic pour l’équipe de France de judo. On sait qu’il faut un grain de folie, un grain de confiance en plus pour réussir les JO. Ici, les résultats précédents ne veulent pas dire grand-chose. C’est une journée spéciale.
Propos recueillis par Stéphane Colineau