Ce rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) et de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui relance un débat en cours depuis des mois sur le sujet, a été remis fin juillet aux ministres du Budget et de
Compenser le surcoût pour l’assurance maladie
«La possible augmentation de
«Si les déséquilibres alimentaires encore constatés aujourd'hui devaient perdurer, il est peu douteux que la prévalence des troubles et pathologies chroniques augmentera (...) et rendra peu soutenable l'avenir du financement de la protection sociale», écrivent à l'appui de leurs propositions l'Igas et l'IGF, cités par «Les Echos». Le surpoids et l'obésité favorisent en effet la survenue de maladies cardiovasculaires, du diabète, voire de certains cancers.
Le rapport préconise ainsi une hausse de
«Les populations défavorisées davantage pénalisées»
Le document plaide également pour un accroissement de la fiscalité sur l'alcool, évoquant ses coûts sociaux «mais aussi ses effets sur certains cancers, trois fois plus importants que ceux des autres produits alimentaires». Cette revalorisation des droits d'accises sur l'alcool est présentée comme un préalable «indispensable» à l'augmentation de la fiscalité anti-obésité.
Mais selon une source gouvernementale citée par «Les Echos», «ces taxes nutritionnelles ne seront pas proposées par l'exécutif lors des textes budgétaires de l'automne», en raison notamment de l'actuelle inflation sur les produits alimentaires. D'autant que l'Igas elle-même reconnaît, selon le quotidien, que «les populations les plus défavorisées, qui se nourrissent le moins bien, pourraient être les plus fortement pénalisées» par cette taxation.