actualités générales

Conférence internationale sur le sida: la France tente de justifier son absence

Drapeau mexicain et ruban contre le sida pendant la "1ère Marche internationale contre la stigmatisation, la discrimination et l'homophobie", le 2 août 2008 à Mexico
Drapeau mexicain et ruban contre le sida pendant la "1ère Marche internationale contre la stigmatisation, la discrimination et l'homophobie", le 2 août 2008 à Mexico/Luis Acosta AFP

SANTE - Elle met en exergue le fait qu'elle est dans le peloton de tête des pays contribuant à la lutte contre cette maladie…

 La France, critiquée pour l'absence de membre de son gouvernement à la 17e conférence mondiale sur le sida de Mexico, a tenté de se défendre ce mardi. «Vous connaissez mon attachement, et celui de la France, à cette exigence de santé publique qui est la vôtre. C'est une exigence profondément politique et une exigence profondément morale», a écrit Nicolas Sarkozy dans un message adressé au secrétaire générale de l’ONU, Ban Ki Moon.

Le Président «s'engage à ce que le niveau d'excellence» de la France dans la recherche sur ce fléau, soit «préservé», citant notamment l'Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites (ANRS). Le directeur de l'ANRS, Jean-François Delfraissy, a pourtant indiqué lundi que la subvention du ministère français des Affaires étrangères à l'Agence allait être réduite presque de moitié, passant de 1 million d'euros à 600.000.

La France, «premier contributeur européen»

 Le Quai d'Orsay a de son côté cherché à relativiser cette diminution. «Les crédits qui lui sont versés par ce ministère ont certes diminué en 2008 par rapport à 2007 mais s’établissent à 1,5 million d'euros et non à 600.000, comme cela a été indiqué», a déclaré ce mardi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal. «Cette diminution, liée aux contraintes budgétaires, reste limitée par rapport à l'ensemble des crédits» français pour la lutte contre le sida dans le monde, a-t-il ajouté.

Paris a tenu à mettre en exergue le fait qu'elle est dans le peloton de tête des pays contribuant à la lutte contre cette maladie. La France est en particulier «le premier contributeur européen et le deuxième dans le monde au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme», a rappelé Romain Nadal, soulignant que cette contribution, actuellement de 300 millions d’euros, a été portée à 900 millions d'euros pour la période 2008-2012, soit une augmentation de 33% par rapport à la période 2005-2007.

 «Un très mauvais signe envoyé au monde entier»

L'association de défense des droits des homosexuels, Act Up, a protesté contre l'absence de responsable politique français, en particulier les ministres des Affaires étrangères et de la santé, Bernard Kouchner et Roselyne Bachelot, à cette conférence mondiale, qui se tient jusqu'au 8 août. Le Parti communiste français a estimé de son côté que l'absence de la ministre de la Santé à la conférence était «un très mauvais signe envoyé au monde entier».

Une «contribution conjointe» des deux ministres «sera rendue publique au cours des débats», a tenu à préciser le ministère des Affaires étrangères. Nicolas Sarkozy souhaite par ailleurs que la prochaine session spéciale de l'Assemblée générale des Nations unies consacrée au sida en 2010 «ait lieu au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement».

C. F. (avec agence)
publicité

Vos réactions

Réagissez à cet article

Si vous êtes inscrit,






lire les conditions d'utilisation

Vous n'êtes pas identifié(e) : votre commentaire apparaitra après modération
publicité

En images / actualités générales

24 heures
publicité
publicité
concours Saint-Valentin
publicité