Meurtre de Valentin à Lagnieu: «un psychopathe» est «le principal suspect de l'affaire»

Publié le 3 août 2008.

FAIT DIVERS - C'est ce qu'a annoncé le procureur de Bourg-en-Bresse...

Le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, a lancé deux mandats de recherche concernant un homme et une femme dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Valentin, 11 ans, tué lundi à Lagnieu, dans l'Ain, a-t-il annoncé dimanche. Ce sont un couple de «marginaux» qui se trouvaient dans la région le soir du crime, a-t-il précisé au cours d'une conférence de presse, en fin de matinée.

L'ADN masculin sur la scène du crime a en effet été identifiée, a expliqué le procureur. Elle correspond à celle relevée dans dans un local paroissial à quelques kilomètres des lieux du meurtre, où a séjourné le couple de marginaux.

«Un psychopathe»

L'homme, Stéphane Moitoiret, 39 ans, «est le suspect principal de l'affaire», a ajouté le procureur. Sa compagne, Noella Hego, 49 ans, est également recherchée.

L'homme est un sans domicile fixe et sa dernière adresse connue se situe à Clary, dans le Nord. Mesurant 1,70 m, il est de type européen, avec des cheveux noirs mi-longs ondulés et gras, vêtu comme un randonneur, avec un sac à dos, a détaillé le magistrat.

Il a été décrit par le procureur général de Lyon, Jean-Olivier Viout, également présent au point-presse, comme un «psychopathe».

«Descentes commandos»

Le couple avait été contrôlé par des gendarmes peu après 19h le lundi 28 juillet quelques heures avant le crime, à Leyment (Ain), à 4 kilomètres de Lagnieu.

L'homme et la femme avaient alors affirmé être des pélerins originaires d'Australie, venus en mission en France, toujours selon le procureur.

Un automobiliste, entendu samedi par les enquêteurs, a pour sa part indiqué avoir pris en auto-stop le couple qui lui aurait déclaré qu'il était venu pour opérer des «descentes commandos dans les gendarmerie françaises et chez les notables français».

Le comportement des deux personnes recherchées ne correspond pas «à toutes les exigences de santé mentale», a commenté Jean-Paul Gandolière.

Mandat de recherche

Le mandat de recherche émis permet à toute patrouille de gendarmerie ou de police interceptant ces deux personnes de les interpeller afin qu'il soient entendus par les enquêteurs chargés du meurtre de l'enfant.

Une marche silencieuse a eu lieu samedi vers 18h à Hières-sur-Amby (Isère), le village où réside la grand-mère maternelle de Valentin, a-t-on appris auprès de proches de la famille.

Des funérailles mardi

La famille proche de la victime, qui n'était pas présente à cette manifestation, s'est retrouvée dimanche matin à Porcieu-Amblagnieu (Isère), où résident les parents de Valentin, pour une autre marche en mémoire de l'enfant.

Les funérailles de Valentin sont prévues mardi à 14h à Hières-sur-Amby.

>> A cause des dérapages inadmissibles, nous avons décidé de fermer cet article aux commentaires.

Avec AFP
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr