Nouveau label plus strict et plus lisible sur la qualité des plages

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Publié le 1 août 2008.

ENVIRONNEMENT – Il prend en compte les exigences de la directive européenne en vigueur en 2015…

Les maires des communes côtières ont du pain sur la planche. Un nouveau label pour les plages françaises a été dévoilé ce vendredi à Perros-Guirec, dans les Côtes-d'Armor, en présence de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Il pose des critères plus stricts sur la qualité des eaux de baignade et exige une transparence accrue dans l'information des touristes.

L'objectif de cette certification - pas obligatoire mais possible à partir de 2009 - est de favoriser la mise en conformité des plages françaises avec la nouvelle directive européenne en vigueur à partir de 2015. Celle-ci doit relever les seuils de tolérance de pollution bactériologique: ils seront quatre fois plus sévères que les seuils actuels.

Anticiper de 7 ans sur les objectifs de 2015

Cette disposition fait écho à une étude de l’association Surfrider Foundation Europe publiée au mois de juillet. Elle avait dénoncé le manque de préparation des plages françaises aux exigences européennes. Selon l’association, 131 plages du territoire français, soit 10% du total, seraient interdites à la baignade si la directive européenne était appliquée dès aujourd'hui.

>>Retrouvez la liste des plages interdites à la baignade suite à la simulation

«En anticipant de sept ans sur les objectifs de 2015, on se donne les moyens de s'adapter», a confirmé la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors de la présentation de ce label à Perros-Guirec, dans les Côtes-d’Armor.

Les nouveaux objectifs

Les communes devront établir un «profil de vulnérabilité» de leurs plages, en fonction du relief, des marées, mais aussi des sources potentielles de pollution au premier rang desquelles les rivières, qui «héritent» de nombreux rejets (stations d'épurations, effluents agricoles, fosses septiques etc).

Enfin, les obligations en termes d'information seront renforcées pour permettre une plus grande harmonisation. «Il est important de faire un peu le ménage car aujourd'hui chaque commune y va de son propre label, ce n'est pas très clair pour les touristes», estime Cendrine Templier, directrice adjointe de Surfrider.

Une évaluation sur une période de 4 ans

Les nouveaux classements des plages en quatre niveaux de qualité (excellente, bonne, suffisante, mauvaise) seront basés sur une évaluation de la qualité des eaux sur un période de 4 ans, et non plus une seule année. Le label portera exclusivement sur la qualité des eaux de baignade, mais pourrait, à terme, être utilisé comme critère pour d'autres classements, tels que le Pavillon bleu, qui prennent également en compte la qualité globale de l'environnement d'une plage.

Un site sur les eaux de baignade (http://baignades.sante.gouv.fr), permet depuis début juillet de connaître, en temps réel et en trois langues (français, anglais, allemand), les résultats des contrôles de la qualité des eaux de baignade, en mer ou en eau douce.

Seul bémol: les organisations écologistes craignent que la nouvelle directive n'accentue un phénomène «pervers» déjà observé au sein de l'UE: certains Etats se contentent de radier des sites de baignade pour conserver des statistiques flatteuses plutôt que de s'attaquer aux problèmes de pollution.
V.Z (avec Agence)
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