ENQUETE - L'enquête suit son cours...
L'empreinte ADN relevée sur les vêtements de Valentin, 11 ans,
retrouvé mort lundi à Lagnieu (Ain), «ne correspond pas à une personne inscrite au fichier national automatisé des empreintes génétiques» (FNAEG), a indiqué vendredi le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière. «Nous n'avons pas de piste précise pour le moment mais, chaque jour qui passe, nous affinons», a déclaré le magistrat. L’
enquête sur la mort de Valentin suit donc son cours.
Les enquêteurs ont par ailleurs procédé en urgence à une comparaison de l'empreinte inconnue avec l'ADN du Belge de 49 ans interpellé mercredi soir à Agen, alors qu'il tenait des propos incohérents laissant penser que l'homme pouvait être en lien avec le meurtre de Valentin, a encore déclaré le procureur. Mais cette piste s'est également révélée négative, a-t-il précisé.
Les enquêteurs doivent encore recevoir les comparaisons avec les ADN des personnes ayant passé la soirée avec Valentin le soir du meurtre. Selon le capitaine Olivia Poupot, officier de communication de la gendarmerie, une dizaine de prélèvements ont été effectués et les résultats devraient être connus avant la fin de la semaine. La piste familiale a été écartée jeudi après-midi.
La mère de Valentin met les choses au clair
«Je vis un cauchemar». Après
l’appel lancé jeudi à l’adresse du meurtrier de son fils, la mère de Valentin, Véronique Crémault, a repris la parole, vendredi, pour évoquer son fils disparu et mettre les points sur les i. Elle a notamment clarifié la nature de ses rapports avec l’homme à qui elle avait confié son fils, découvert mort lundi soir. «Je n’ai eu aucune liaison avec ce monsieur. C’est un ami avec qui j’ai sympathisé», précise-t-elle vendredi dans une interview au «
Parisien». Il ne s’agit donc pas de son compagnon, comme dit précédemment. Quant à son mariage, Véronique Crémault coupe court aux rumeurs de séparation. «Comme dans tout couple, il y a des hauts et des bas. Nous sommes passés par des crises conjugales, mais on a tenu bon et nous ne sommes pas séparés», affirme-t-elle.
Selon elle, Valentin avait été confié à son ami car les deux parents travaillant, elle ne voulait pas qu’il reste seul toute la journée. Le garçon était «très lié à sa fille, Mylène. C’était sa petite amoureuse», confie encore Véronique Crémault.
Les obsèques du garçon seront célébrées lundi, à Hières-sur-Amby (Isère). Une marche silencieuse en mémoire du garçon est également prévue dimanche à 10h30 à Porcieu-Amblagnieu, où se trouve la maison de la famille de Valentin.
Sandrine Cochard