Loire: la femme suspectée d'infanticide mise en examen
96 commentairesPublié le 1 août 2008.
JUSTICE - Elle a avoué avoir brûlé le corps...
La femme de 36 ans soupçonnée d'avoir tué son nouveau né lundi à Cherier (Loire) a été mise en examen ce vendredi après-midi pour infanticide, a indiqué le parquet de Saint-Etienne à l'AFP. Elle avait été placée en garde à vue au commissariat central de Saint-Etienne mercredi. Le juge d'instruction et le juge des libertés et de la détention devaient examiner avant la fin de la journée la demande de mise sous mandat de dépôt du parquet, a précisé ce dernier.La jeune femme, qui devrait être présentée dans la journée au parquet de Saint-Etienne, a expliqué aux enquêteurs avoir brûlé le corps, immédiatement après avoir accouché de l'enfant qui, selon elle, était mort-né.
Le mari semble hors de cause
Les faits ont été découverts après que la mère s'est présentée pour des maux de ventre mercredi à l'hôpital de Roanne (Loire), où un médecin s'est aperçu qu'elle avait accouché depuis peu, malgré ses dénégations, rapporte «La Tribune-Le Progrès», qui révèle les faits.
Son mari, premier adjoint au maire de Cherier, a été placé en garde à vue avant d'être relâché ce vendredi. Ce dernier, qui ignorait apparemment que sa femme était enceinte, semble hors de cause et ne devrait pas être poursuivi, a précisé la police. Le couple a deux fillettes, âgée de 7 et 9 ans.
Les cendres analysées
Jeudi, la jeune femme a conduit les enquêteurs dans un pré proche de la maison familiale où elle affirme avoir brûlé le corps du nourrisson, dont elle n'a pas précisé le sexe. Ceux-ci ont emporté les cendres du foyer pour analyse.
Si les cendres s'avèrent être les seuls restes du nouveau-né, elles ne permettront pas de savoir si l'enfant était décédé à la naissance comme l'affirme sa mère ou s'il a été tué.
«Un déni de grossesse poussé à l'extrême»
La mère, employée, le père, artisan, et leurs deux enfants, menaient jusqu'alors une vie qualifiée de «banale» par la police judiciaire en charge de l'enquête.
Le maire de Cherier, Odile Collet, estime pour sa part que la jeune femme «n'est pas un monstre. C'est une mère qui s'occupe beaucoup de ses deux filles, mais qui était sans doute dans un déni de grossesse poussé à l'extrême», ajoutant que «ce jeune couple qui s'aime n'était pas réputé pour avoir des problèmes psychologiques».
Avec agence
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