DROITS - C'est ce qu' affirme les associations de défense des...
La Fédération internationale des Droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des Droits de l'homme (LDH) se sont réjouies ce mercredi que l’ONU leur donne raison dans son rapport du Comité des Droits de l'homme. Celui-ci s’avère critique avec Paris notamment sur le traitement des étrangers et la détention. Un rapport qu’elles estiment d’ailleurs «cinglant pour la France».
«La FIDH et la LDH, qui avaient saisi le comité des Droits de l’homme d’un rapport alternatif à celui déposé par le gouvernement français, se félicitent de la prise en compte des critiques adressées à ce gouvernement par plusieurs ONG françaises ou internationales», affirment la FIDH et la LDH
dans un communiqué conjoint.
26 recommandations
«Au nombre de vingt-six, les recommandations du comité concernent le sort des étrangers et des demandeurs d'asile, le recours à l'ADN pour les étrangers, la situation carcérale, les violences illégitimes commises par les forces de l'ordre, la législation antiterroriste et certaines règles de procédure pénale, l'égalité homme-femme, la lutte contre les discriminations, le racisme et l'antisémitisme, la prolifération des fichiers (notamment le Stic et Edvige) et la récente loi sur la rétention de sûreté», précisent-elles.
Autant de recommandations que la FIDH et la LDH souhaiteraient voir adoptées par le gouvernement français…
Selon elles, ces «sujets illustrent l’irrespect par la France de plusieurs des dispositions essentielles du pacte et qui rejoignent l’avis d’autres instances internationales, notamment celles du Conseil de l’Europe en matière carcérale ou en matière de mauvais traitements».
Le gouvernement examine le rapport
Le ministère des Affaires étrangères a assuré mardi examiner «avec la plus grande attention» ce rapport du Comité, basé à Genève, qui, selon lui «relève les efforts accomplis par la France» pour la mise en oeuvre du Pacte international relatifs aux droits civiques et politiques, mais «pose aussi des questions auxquelles il faut que nous répondions».
V.Z avec agence