SOCIETE - Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, se rendra mardi à Marcq-en-Baroeulau domicile de ce couple...
L'affaire devient politique. Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, se rendra mardi à Marcq-en-Baroeul, dans le Nord, au domicile d'un couple qui a adapté, pour les besoins de leur fille handicapée, un garage dont leurs voisins demandent aujourd’hui la démolition.
Les voisins, un couple de retraités, avaient été condamnés pour procédure abusive et déboutés de leur plainte. On a appris lundi qu'
ils font appel de cette décision. «La construction a été illégalement construite et cela désorganise la vue qu'ils ont, eux, de l'arrière de leur maison: c'est un lotissement, il y a des règles de construction» a fait valoir à l'AFP leur avocat, Me Xavier Dhonte.
Permis de construire annulé
En 2001, les parents de cette fillette polyhandicapée, qui aura 10 ans le 1er août, avaient décidé de transformer leur maison et aménagé deux chambres et une salle de bains dans le garage. «L'extension n'est pourtant pas visible de l'extérieur, la seule chose qu'ils avancent toujours pour justifier ça, c'est le droit, rien que le droit et toujours le droit», a estimé à l'AFP Denis Bobillier, le père de Diane.
Le permis de construire, validé par la mairie et la direction départementale de l'Equipement (DDE), avait été annulé fin 2004 par le tribunal administratif de Lille saisi par les voisins. La décision avait été confirmée en appel en 2005.
«On ne comprend pas leurs motivations»
M. et Mme Bobillier avaient été assignés le 6 décembre 2007 devant le tribunal de grande instance de Lille par leurs voisins. L'avocat de ces derniers avait exigé la démolition des aménagements sous peine d'une astreinte de 1.000 euros par jour. Les plaignants ont été déboutés et condamnés le 31 janvier à 3.000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive.
«On ne comprend pas leurs motivations, cela fait plus de six ans que cela dure. On se retrouve dans cette spirale et on se demande ce qu'il vont encore inventer», regrette M. Bobillier. «Aujourd'hui ils nous demandent 15.000 euros de dommages et intérêts et le paiement de leurs frais, c'est sans fin... on est épuisés», ajoute-t-il, déplorant que les voisins aient attendus le dernier moment pour interjeter appel.
V.G. (avec agence)