INTERVIEW - L'homme d'affaires estime que la somme qu'il touchera «représentera un peu moins de 20% de ce que la banque a gagné sur cette affaire»...
«Ce sera le feuilleton de l'été», prévient en privé François Hollande.
La décision du tribunal arbitral d'octroyer 285 millions à Bernard Tapie provoque des réactions en cascades. Cette fois-ci, c'est l'homme d'affaires qui sort à nouveau de son silence dans
une interview mouvementée pour «Le Parisien».
Le quotidien raconte commente l'entretien avec Bernard Tapie dans un grand hôtel parisien a tourné court au bout d'un quart d'heure. L'ancien patron de l'OM s'est levé et a expliqué en «termes particulièrement virils» que l'interview était finie. Finalement, les journalistes du «Parisien» parviendront à finir l'entretien... par mail et par téléphone.
«Quelle violence!»
L'homme d'affaires déplore la passion qui entoure son litige avec le Crédit Lyonnais: «Sans être parano, il a suffi qu’une bonne nouvelle m’arrive pour qu’immédiatement toutes les haines que j’ai déclenchées il y a quinze ans resurgissent. Toujours par les mêmes et avec quelle violence!».
Bernard Tapie nie toute influence de Nicolas Sarkozy dans cette affaire: «Vous me faites beaucoup d’honneur en suggérant que, par mon influence, je pourrais favoriser tel ou tel grand leader politique. Nicolas Sarkozy a été évidemment totalement étranger au choix de la procédure, au choix des arbitres, à la décision.»
«Pas de quoi racheter le Phocéa»
Interrogé sur la somme qu'il compte obtenir au final, intérêts et remboursement de ses dettes compris, Bernard Tapie estime qu'«il est difficile de répondre à cette question». «Mais dans tous les cas, rassurez-vous, il ne me restera pas de quoi racheter le Phocéa... Disons que cela représentera un peu moins de 20% de ce que la banque a gagné sur cette affaire».
Fidèle à lui-même, l'ex-golden boy tire sur tout ce qui bouge: «Vivement que le congrès du PS ait lieu car, dans le film "Plus bête que moi tu meurs", il y a un concours engagé par ses principaux responsables qu’il est très difficile de départager aujourd’hui», déclare t-il alors qu'il était interrogé sur les critiques du camp socialiste.
V.G.