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Obama: «L'Américain moyen aime énormément les Français»

Nicolas Sarkozy accueille Barack Obama à l'Elysée, le 25 juillet 2008
Nicolas Sarkozy accueille Barack Obama à l'Elysée, le 25 juillet 2008/Eric Feferberg AFP

ETATS-UNIS - Lors d'une visite-éclair à Paris, le candidat démocrate a flatté les Français...

La caravane Obama s'est arrêtée à Paris. Lors d'une visite éclair, le candidat démocrate s'est entretenu pendant un peu plus d'une heure avec Nicolas Sarkozy avant une conférence de presse conjointe devant les journalistes français et une centaine de journalistes américains.

«Nous avons une grande convergence de vues» et «nous avons eu une discussion passionnante», a déclaré le président français qui n'a pas caché son soutien à Barack Obama. «L'aventure de Barack Obama parle aux Français. J'ai le plaisir de retrouver le sénateur que j'avais rencontré en 2006 où nous avions parlé du Darfour. Nous étions deux: il y en a un qui est devenu président, l'autre peut le devenir aussi».

>> Revivez la conférence de presse dans les conditions du direct sur 20minutes.fr...


«Sur le changement climatique, la réforme des institutions mondiales, la paix dans le monde, la globalisation du capitalisme financier, on a beaucoup de choses à faire ensemble», a déclaré Nicolas Sarkozy. Le candidat démocrate a lui aussi chercher à rapprocher les deux pays: «Ca fait trop longtemps maintenant qu'il y a une caricature des deux côtés de l'Atlantique», a t-il regretté, assurant que «l'Américain moyen aime énormément les Français».

L'Iran et l'Afghanistan

Obama a insisté sur la question iranienne, au coeur de ses préoccupations. Il s'est adressé directement aux dirigeants iraniens: «Changez votre attitude et vous aurez tous les avantages de ce changement. Continuez avec votre programme illicite et la communauté internationale va mettre de plus en plus de pression sur vous, en matière de sanctions notamment».

Nicolas Sarkozy a préféré se focaliser sur l'Afghanistan. «Nous n'avons pas le droit de perdre (...) Nous n'avons pas le droit de laisser revenir les talibans qui ont privé de scolarité six millions de petites filles parce qu'elles sont des petites filles», a-t-il insisté, en rappelant qu'il avait décidé de l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

Pas de bain de foule

Devant les journalistes, Barack Obama a dû expliquer pourquoi son voyage en France était si bref: «Ce n'est pas commun de quitter les Etats-Unis pendant plus d'une semaine pendant une campagne présidentielle [...] Le discours que j'ai fait en Allemagne visait un public européen au sens large et j'espère que mes amis en France ont pu entendre ce que j'ai dit sur le renforcement de la relation entre les Etats-Unis et l'Europe».

La conférence de presse à peine terminée, la voiture de Barack Obama démarrait en trombe pour rejoindre l'aéroport. Malgré les cris d'une cinquantaine de fans qui hurlaient «Ye, we can!» juste devant l'Elysée, le candidat démocrate n'a finalement pas fait de bain de foule. Toute la caravane qui l'accompagne dans sa tournée était priée d'accélérer le mouvement. Direction Londres.
V.G.
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