CONSTITUTION - Le Premier ministre était l'invité du journal de 20h00 sur TF1 ce lundi…
Invité du journal d’Harry Roselmack à 20h00 sur TF1 ce lundi, François Fillon est revenu sur
l’approbation par le parlement de la réforme de la Constitution.
Le Premier ministre s’est félicité de ce résultat, rappelant que le vote de 60% des parlementaires en faveur du texte était requis.
Interrogé sur la positon de
Jack Lang qui a été le seul socialiste à voter pour la réforme des institutions, François Fillon a estimé qu’il avait été «très courageux». En revanche, le Premier ministre n’a pas compris la position des socialistes sur cette réforme : «Dès 1981, François Mitterrand avait proposé cette réforme. Jamais les socialistes n’ont eu le courage de la faire» a-t-il estimé.
François Fillon n’a pas caché son étonnement face aux déclarations de Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, quant à une éventuelle éviction de Jack Lang. «J’ai été très frappé. Il n’a pas le droit de donner des consignes» a déclaré le Premier ministre.
- Les dissidents de l’UMP: sans rancoeur
Quant aux sept dissidents de l’UMP, le Premier ministre ne leur en tient pas rigueur : «Les députés l’ont fait en fonction de leur conscience».
Interrogé sur la polémique des marchandages de voix, François Fillon a balayé toute éventuelle pression sur la majorité. «Tout ça est très exagéré, on a essayé de convaincre. Nous pensons que la crise politique est liée à la faiblesse du parlement. On a essayé de renforcer son pouvoir.» Et d’ajouter : «Ceux qui ont fait courir cette rumeur sont contre cette réforme et voulaient la faire échouer.»
- Une victoire pour François Fillon ?
Si la réforme avait échoué, François Fillon était en première ligne. Il ne s’en attribue pas le succès: «C’est un succès pour le pays et la démocratie. La réforme montre qu’on change, avec le président de la République, profondément la France. » a t-il affirmé. Et d’ajouter : «La victoire est belle».
- Le nouveau rôle du Premier ministre
A la question du de l’affaiblissement du rôle de Premier ministre, François Fillon a répondu :«J’assume pleinement le fait que l’exécutif n’est pas le gagnant de cette réforme.» Mais il a tenu à mettre en avant le renforcement de son rôle d’interlocuteur de la majorité, puisque le parlement dispose maintenant de la moitié de l’ordre du jour.
- Mode de scrutin des sénateurs
Quant au mode de scrutin des sénateurs qui n’a pas été modifié dans cette réforme malgré la demande des socialistes, François Fillon a relativisé : «Le sénat ce n’est pas l’assemblée qui a le dernier mot.» En effet, en cas de désaccord entre les deux chambres, c’est l’assemblée nationale qui tranche. Il n’a par ailleurs pas écarté la possibilité de faire cette réforme : «Avec le président, nous ne sommes pas fermés».
Enfin, Harry Roselmack a demandé au Premier ministre des nouvelles de son dos : «Je suis désolé qu’on parle de mon dos, j’ai, comme beaucoup de Français, une sciatique et je la soigne.»
V.Z