SOCIAL - Les syndicats CGT et CFDT protestaient contre un licenciement «excessif»...
Le directeur de l'usine Snecma (motoriste d'avions, groupe Safran) de Gennevilliers, retenu lundi dans son bureau par des élus syndicaux, a pu sortir dans la soirée. Les syndicats CGT et CFDT, qui protestent contre un «licenciement excessif», l'ont annoncé ce mardi.
Retenu dans son bureau depuis lundi 12h30, le directeur de l'usine, Alain Deslogis, est sorti encadré par les CRS vers 00h30. Les forces de l'ordre étaient intervenues une heure auparavant. Dans l'après-midi, Alain Deslogis avait expliqué qu'il ne se sentait «pas séquestré» dans son bureau. «Peut-être que quand je voudrais en sortir ils m'en empêcheront», avait-il ajouté.
Les syndicats dénoncent une «revanche sociale» à l'égard d'un salarié en première ligne lors de la dernière grève, un mouvement lancé en février et mars pour réclamer 150 euros d'augmentation par mois.
Pas de sanctions intermédiaires
Selon la CGT et la CFDT, ce salarié âgé d'une trentaine d'années a été licencié pour des absences trop nombreuses, sans faire l'objet de sanctions intermédiaires comme un avertissement ou une mise à pied. Les syndicats ne contestent pas le fait que le salarié soit sanctionné, mais ils estiment qu'un licenciement est une mesure excessive.
Interrogée par l'AFP, une porte-parole du groupe Safran a expliqué que le salarié avait été licencié pour un «taux d'absentéisme inacceptable». La direction a relevé «31 jours ouvrés d'absences injustifiées et 54 heures de retard, équivalent à 7 jours, avec 19 jours dans les derniers mois», a ajouté cette porte-parole.
Le salarié, «très déprimé» selon la CFDT, a passé le week-end sur le site, avec des élus syndicaux.
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