DOPAGE – Moises Duenas met son contrôle positif sur le compte du médecin de son équipe. Classique. D’autres ont fait preuve de plus d’imagination…
Exclu du Tour de France pour dopage à l’EPO jeudi, Moises Duenas a mis en cause son médecin, Jesus Losa, qu’il accuse de lui avoir vendu des produits illicites. Un petit côté «à l'insu de mon plein gré» assez classique chez les sportifs pris la main dans la trousse à pharmacie. D’autres ont fait preuve d’une certaine imagination pour essayer de passer entre les mailles de la justice sportive. Florilèges des excuses les plus improbables et pathétiques.
Le chien, la tante ou la belle-mère
La famille peut se révéler bien utile pour justifier l’injustifiable.
En la matière, le cycliste lituanien Raimondas Rumsas en connait rayon. Alors qu’il s’apprête à finir le Tour 2002 à la troisième place, sa femme est arrêtée par des douaniers avec un impressionnant arsenal de produits suspects. Pris de vitesse, Raimondas explique que les produits en questions sont destinés à sa belle-mère. En 2006, le couple sera condamné à quatre mois de prison avec sursis par la justice française. Mais rien pour la belle-mère.
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Contrôle positif en avril 2001 à la cocaïne, l’Italien Gilberto Simoni n’y voit qu’une explication: les bonbons à la coca ramenés par sa tante d’un voyage au Pérou. Simoni sortira blanchi de cette histoire.
Le 27 février 2002, la police belge tombe sur la réserve de Franck Vandenbroucke à son domicile.
Le coureur belge prétend alors que le clenbuterol est destiné à son chien.
VDB est unique.
Le coup du bidon, un classique inusable
Pris par la patrouille pour la prise d’un stimulant en 2005, l
e sprinter allemand Danilo Hondo s’en remet à une excuse indémodable: le coup du bidon frelaté ou empoisonné. «Un bidon mal nettoyé pourrait être à l'origine des traces de carphédon dans mon organisme.» Le perfectionnisme allemand en prend un coup et Hondo deux ans de suspension.
Hondo s’est peut-être souvenu de la défense d’Andreas Trocke sur le Tour 1967. Positif à l’issue d’une étape gagnée à Limoges, le petit malin met ce résultat sur le compte du bidon prêté par son compagnon d’échappée, l’Espagnol Linarès. Pas bête, puisque Linarès est contrôlé pris positif ce jour-là. En 1975, l’Italien Felice Gimondi se défausse sur un bidon frelaté tendu par un spectateur.
Le petit coup de fouet du whisky
Floyd Landis a eu recours à toutes les ficelles judiciaires pour garder le bénéfice de sa victoire lors du Tour de France 2006.
Dans un premier temps, l’Américain n’a rien trouvé de mieux que mettre son contrôle positif sur un excès d’alcool (deux bières et au moins quatre verres de whisky) la veille de sa chevauchée vers Morzine, où il relègue ses principaux adversaires à six minutes. Qu’est-ce que ça aurait été s’il avait été sobre?
Le sexe et les cheveux
Les cyclistes n’ont pas le monopole en la matière. Leurs collègues du ballon rond savent aussi nous prendre pour des imbéciles. Pris à la finasteride en 2007, le Brésilien Romario, la quarantaine passée, a une parade toute trouvée.
La finasteride proviendrait d’un produit anti-calvitie miracle, le même dont son compatriote Ronaldo vente les mérites. Romario sera blanchi.
L’Italien Marco Borrielo, doublure de Luca Toni lors du dernier Euro, est surtout connu pour être le fiancé du mannequin brésilien Belen Rodriguez.
Accusé de dopage à la cortisone en 2007, Borrielo justifie ce malheureux incident par l’utilisation d’une crème à usage intime par la belle Belen. Borriello ne serait que la victime de ses ardeurs sexuelles. Il fallait y penser.
Et vous, quelle excuse improbable évoqueriez-vous à leur place? Vous souvenez-vous de d’autres épisodes de ce type ?
Alexandre Pedro