FAIT DIVERS - Retrouvée étranglée et à moitié nue sous les branchages...
Crime crapuleux, agression à caractère sexuel ou querelle personnelle qui a mal tourné? Une cinquantaine de gendarmes étudient toutes les hypothèses dans l'enquête sur la mort par strangulation de Stéphanie, une serveuse de 22 ans. Son corps dénudé avait été découvert mercredi dans un chemin à 20km de Pontivy (Morbihan). La jeune fille avait assuré la fermeture du bar dans lequel elle travaillait, à Pontivy, mardi soir, entre minuit et 1h du matin.
«Nous exploitons toutes les pistes, nous n'en privilégions aucune», a déclaré le lieutenant-colonel Michel Coat, commandant du groupement de gendarmerie du Morbihan, qui a ajouté que de «grands moyens ont été mobilisés».
Aperçue par des promeneurs, sous des branchages, la victime portait des «traces traumatiques» sur le visage, mais pas de fracture, a indiqué Fabienne Bonnet, procureure adjointe au tribunal de Lorient. Un câble électrique était serré autour du cou et ses pieds liés en croix.
De nombreux témoins déjà entendus
L'autopsie pratiquée jeudi indique que la mort était liée à «un syndrome d'asphyxie», probablement dû à «une strangulation», selon la procureur. Elle n'a pas révélé de «traces de sévices ou de violences sexuels» mais des analyses complémentaires sont encore en cours pour vérifier s'il y a eu, ou non, «contact sexuel», a précisé Fabienne Bonnet.
Dans les prochains jours, entre 40 et 50 gendarmes vont poursuivre le travail de fourmi entrepris depuis mercredi, d'après la police. Ils ont déjà procédé à l'audition de nombreux témoins, autant parmi les clients du bar où travaillait depuis deux ans Stéphanie que parmi ses proches.
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