Renaud Capuçon, le violoniste qui monte

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Publié le 18 juillet 2008.

MUSIQUE - Un musicien dont vous pourriez entendre bientôt parler... Voir la vidéo

C'est le jeune violoniste français qui monte. A 32 ans, Renaud Capuçon, couronné «soliste instrumental de l'année aux Victoire de la Musique classique de 2006» se produit au prestigieux Festival de Verbier (Suisse) qui s'ouvre ce vendredi soir. Une manifestation dont il est familier, puisqu'il y a joué dès 1995, avec Isaac Stern, «un des plus grands violonistes de ce siècle», confie-t-il lors d'une interview à la chaîne classique Medici. Treize ans plus tard, il joue avec le violon de son idole, qui date de 1737, et que la Banque de suisse italienne a acheté pour lui:



Accompagné de son compagnon de route Nicolas Angelich au piano, il jouera mardi soir des sonates de Brahms. Les deux hommes ont d'ailleurs réalisé en 2005 un disque consacré à ces morceaux du compositeur allemand.

Artiste précoce

Renaud Capuçon fait figure d'artiste précoce: entré à tout juste 14 ans au Conservatoire national supérieur de Paris, il en sort avec les premiers prix de violon et de musique de chambre. Il joue de cet instrument depuis l'âge de 4 ans, parfois avec son frère Gauthier, qui est lui violoncelliste.
Malgré ce parcours, il récuse le terme de surdoué qu'on veut lui attribuer: «Il y a une très grande différence entre avoir un don et le faire fructifier, et être un surdoué: je ne suis pas rentré au Conservatoire à 9 ans non plus. Si j'avais été un surdoué, les choses auraient été beaucoup plus compliquées», explique-t-il dans cette vidéo.

Tout de même, à 18 ans, il prend la direction artistique d'un festival de musique de chambre à Ramoire, non loin de sa ville natale de Chambéry (Savoie): les rencontres de musique de chambre de Bel-Air, qui sont devenues un des évènements importants dans le domaine. S'il excelle dans la musique de chambre, Renaud Capuçon n'exclut pas de toucher au jazz, ou bien de faire «des duos avec des personnalités non musicales, des acteurs», expliquait-il lors d'un chat pour «Le Monde de la musique».

Dimension spirituelle


Catholique pratiquant, il voit dans la dimension spirituelle de la musique classique un des moteurs de l'art: «au-delà de l'amour de la musique, s'il n'y avait pas ça, je ne pense pas que j'aurais été musicien», raconte-t-il lors d'une interview vidéo.

Renaud Capuçon en duo avec Leonidas Kavakos jouant Chostakovich (2007):




E.J.
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