POLLUTION - Une enquête interne a été ouverte, mercredi, pour tirer au clair les responsabilités...
Le groupe nucléaire
Areva a reconnu jeudi que des erreurs et des dysfonctionnements internes avaient conduit à une
fuite d'uranium à l'usine Socatri située sur le site du Tricastin, il y a dix jours. Conséquence: le groupe a décidé de remplacer le directeur de l'usine.
>> Retrouvez notre dossier sur la fuite du Tricastin
L'enquête interne, lancée mercredi par Areva, fait apparaître «un manque de coordination évident entre les équipes en charge des travaux et celles responsables de l'exploitation». Un dysfonctionnement «à l'origine de cet incident», a reconnu le groupe nucléaire dans un communiqué. Mais ce n’est pas tout. «L'erreur de l'exploitant est aussi d'avoir attendu les résultats des mesures complémentaires pour prévenir les autorités, près de trois heures» plus tard, a encore admis Areva, dont la dirigeante, Anne Lauvergeon, doit se rendre sur place vendredi.
Le groupe avait annoncé mercredi qu'un «audit interne et une inspection générale (étaient) en cours», soulignant que «d'éventuels manquements» pourraient être «sanctionnés». Dont acte, puisque le groupe a annoncé la nomination d'un nouveau directeur pour l’usine Socatri, sans en dévoiler l'identité.
Pas d'impact sanitaire, selon Areva
Quand à la fuite, si Areva en endosse la responsabilité, elle affirme qu’il n’a pas eu d’impact sanitaire «ni sur la santé des personnels et des riverains, ni sur leur environnement». Le groupe indique que «des mesures d'accompagnement vont être proposées aux Chambres d'agriculture du Vaucluse et de la Drôme à destination des agriculteurs touchés par l'interdiction temporaire d'arrosage.»
De son côté, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a annoncé jeudi qu'il allait faire
vérifier toutes les nappes phréatiques près des centrales nucléaires.
Sa. C. avec agence