POLITIQUE - Le président du conseil général du plus riche département de France affirme vouloir le débarrasser de la corruption...
Patrick Devedjian n'en démord pas. Le président du conseil général des Hauts-de-Seine, pourtant très isolé face à Isabelle Balkany et Charles Pasqua, entre autres, veut nettoyer «les écuries d'Augias» dans son département. Celui qui se présente comme «l'homme du président» estime que «toutes les attaques dont (il est) l'objet résultent de (sa) lutte contre la corruption.»
Dans un entretien à «L'Express» publié jeudi, il évoque pour la première fois publiquement des «anomalies anciennes» trouvées «en ouvrant les placards» et des «bizarreries» dans le «fonctionnement des services.»
Un clash entre Devedjian et sa propre majorité?
Il rappelle également que «trois procédures judiciaires pénales lourdes» sont engagées dans le département. Celles-ci portent sur les années où Charles Pasqua a présidé les Hauts-de-Seine (1988-2004), et notamment sur la création avortée d'un centre d'art à Issy-les-Moulineaux, qui aurait donné lieu à des détournements de fonds publics. Charles Pasqua et André Santini, actuel secrétaire d'Etat à la fonction publique, sont mis en examen dans ce dossier.
L'activisme de Patrick Devedjian, qui veut «faciliter les investigations de la justice», n'a pas manqué de faire réagir Isabelle Balkany, élue départementale. «Scandalisée» par ces propos, elle reproche au président du conseil général de lancer ces attaques car il ne supporterait pas les critiques qui lui sont faites, notamment sur son autoritarisme.
Un clash entre Devedjian et sa majorité n'est donc pas à exclure. Si Jean Sarkozy, le président du groupe UMP au conseil général, a qualifié ces déclarations de «malheureuses et blessantes», il s'est toutefois efforcé de jouer l'apaisement.
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