MUSIQUE - Le titre du dernier album de la Première dame de France n’est pas tout neuf...
Alors que Carla Bruni-Sarkozy
multiplie les interviews exclusives pour la sortie de son troisième album
«Comme si de rien n'était», on découvre que le titre de l'œuvre, lui, n'a rien d'exclusif. Thierry Desseux, auteur d'un album autoproduit,
sorti en 2003 et baptisé «Comme si de rien n'était» a d'abord cru à une blague.
«J’ai essayé de prendre ça avec humour, mais c’est pas si drôle que ça finalement», a-t-il confié à 20minutes.fr. C’est qu’il juge la concurrence un brin déloyale: « Avec mes musiciens, on s’escrime à faire connaître cet album. Au moment de sa sortie, j’ai moi-même envoyé 500 CD à la presse à mes frais. A côté, la com’ de Carla Bruni, c’est la grosse Ferrari.»
Un «préjudice artistique»
Sur l’une de ses deux pages
Myspace, Thierry Desseux ne peut retenir un clin d’oeil: «Melle Bruni s'invite cette semaine sur ma page music...comme si de rien n'était. Donc mon prochain album s'appellera "Quelqu'un m'a dit". J'ai le droit non?». C’est plus compliqué que ça. Alors que le code de la propriété intellectuelle est plutôt clair
(1), difficile de savoir si Thierry Desseux peut réellement faire valoir des droits.
Contactée par 20minutes.fr, la Sacem n’a pour l’instant pas précisé dans quelle mesure cette «affaire» entrait dans le cadre de la protection des oeuvres. S’il confie ne convoiter aucune réparation financière pour ce qu’il appelle un «préjudice artistique», Thierry Desseux se plaît à imaginer «un repressage de l’album de Carla Bruni mais sous un autre nom. Enfin, on peut toujours rêver».
Nadia Daam
1. «Le titre d'une oeuvre de l'esprit, dès lors qu'il présente un caractère original, est protégé comme l'oeuvre elle-même. Nul ne peut, même si l'oeuvre n'est plus protégée dans les termes des articles L. 123-1 à L. 123-3, utiliser ce titre pour individualiser une oeuvre du même genre, dans des conditions susceptibles de provoquer une confusion».