RELIGION - L'ex-présidente de «Ni Putes Ni Soumises» approuve la décision du Conseil d'Etat sur la burqa...
Fadela Amera, ex-présidente de «Ni Putes Ni Soumises» a toujours été contre le port du voile. Interrogée dans «
Le Parisien» sur
la décision du Conseil d'Etat sur la burqa, la secrétaire d'Etat à la Ville estime que le voile et la burqa, «c'est la même chose».
Le Conseil d'Etat avait
confirmé fin juin la validité d'un décret refusant à une Marocaine musulmane l'acquisition de la nationalité française à cause de «sa pratique radicale de la religion». Fadela Amara juge cette décision «excellente, légitime, particulièrement crédible parce qu'elle se fonde sur les valeurs de notre République».
«Un projet politique totalitariste»
«Il ne faut pas sous-estimer l'impact d'une décision de justice ou d'une loi», ajoute t-elle. «Grâce à la loi de 2004 sur la laïcité interdisant les signes religieux à l'école, on a sauvé des centaines de filles!».
«La burqa, c'est une prison, une camisole de force, ce n'est pas un signe religieux mais le signe visible d'un projet politique totalitariste prônant l'inégalité des sexes et qui porte en soi l'absence totale de démocratie [...] Il y a aussi des mecs qui kiffent des filles avec la burqa, c'est donc parfois de l'ordre du fantasme sexuel», remarque encore la secrétaire d'Etat.
Quant au voile, «c'est la même chose», estime Fadela Amara. «Tout est question de centimètre de tissus». «Je ne suis pas favorable au port du voile», dit-elle avant de rectifier: «Je ne parle pas de nos mères mais des filles nées en France».
V.G.