EDUCATION - Il s'agit d'Aix-Marseille Université, Condorcet paris-Auvervilliers et Campus de Saclay...
Valérie Pécresse a annoncé ce vendredi que trois nouveaux projets universitaires -
«Aix-Marseille Université», «Condorcet Paris-Aubervilliers» et Campus de Saclay - allaient bénéficier de
la deuxième vague du Plan Campus et qu'un quatrième lauréat serait choisi ultérieurement.
Le «Campus Condorcet Paris-Aubervilliers» (dont l'Ecole des hautes études en sciences sociales, les universités Paris I, VIII, Paris XIII entre autres), le seul construit ex nihilo, devrait être desservi par le futur arrêt de la ligne 12 du métro. Il comprendra une bibliothèque numérique, des kiosques, des bars et des logements, y compris pour les professeurs invités. Il serait érigé sur 100.000 m2 et destiné à accueillir 6.000 étudiants dès 2012. Trop flou sur les partenariats noués, le financement et le pilotage, le projet avait été retoqué au premier tour. Depuis, la copie a été revue.
Le sort de Paris intra muros toujours pas scellé
Idem pour le projet du plateau de Saclay (Paris XI, Ecole centrale Paris, Ecole Polytechnique etc), jugé trop dispersé, qui s'est recentré cette fois. Et pour celui d'Aix-Marseille (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) Aix-Marseille Université), qui souffrait d'un déficit de desserte.
Pour Paris intra muros, où la situation immobilière est plus compliquée, une partie de la dotation du plan Campus sera «réservée et attribuée définitivement (... ) au vu des conclusions» d'une mission d'audit commandée par la ministre, selon le ministère. Deux grands ensembles avaient émergé: Quartier latin et Paris Centre. Pour Jean-Louis Missika, adjoint au maire en charge du dossier, «ce serait un scandale qu'aucun de ces projets ne soit retenu, la capitale étant le cœur de la vie universitaire du pays».
5 milliards d'euros en tout
Promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, le Plan Campus a pour but de rénover l'immobilier des campus universitaires et de recherche et de les rendre plus attractifs sur le plan international. Sa dotation, à terme, doit se monter à 5 milliards d'euros.
Lors de la première vague de sélection, Valérie Pécresse avait choisi le 29 mai
six grands projets, tous en province: Bordeaux, Toulouse, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Grenoble. Ils impliquent 19 universités, 17 écoles, des organismes de recherche, 340.000 étudiants et 13.000 chercheurs.
L. de C. avec agence