REPORTAGE - La plupart des habitants du bourg garde le silence...
«Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai eu un véritable choc, confie cette habitante de
La Magdelaine-sur-Tarn. C’est le maire qui m’a raconté ce matin l’horrible découverte qu’ont faite les gendarmes dans cette maison située à environ 500 mètres du village. C’est incroyable car la plupart des habitants connaissait cette famille, apparemment sans histoire.»
Encore traumatisés par le quintuple meurtre, les riverains préféraient garder le silence.
«Un hélicoptère et des gendarmes»
Yves Alvernhes, l’un des plus proches voisins de l’habitation où ont été retrouvés les cadavres, a observé les allers et venues des nombreux gendarmes et enquêteurs présents sur les lieux du crime. «Je n’ai rien entendu jeudi soir car j’ai décidé de faire une sieste vers 18 heures. Mon épouse est ensuite venue m’alerter qu’un hélicoptère et des gendarmes investissaient la maison voisine».
Ce sont les pompiers qui lui ont ensuite expliqué la gravité de la situation. «Même si je les voyais peu, poursuit Yves Alvernhes, j’ai toujours eu d’excellentes relations avec cette famille puisque je parlais régulièrement avec les deux frères du suspect qui habitaient cette maison.» Le voisin avoue son incrédulité et ne pas comprendre ce qui a pu se passer. «Nous n’avons jamais entendu de cris ou de disputes, ni hier ni auparavant.» La demeure appartenait à l’homme qui est actuellement recherché mais il n’habitait pas la commune et venait de temps en temps visiter ses frères.
Ils devaient se marier dans un mois
«C’est une affaire terrible, inexplicable pour notre village où tout le monde se connaît, lâche déconcerté un habitant de La Magdelaine-sur-Tarn. Les frères du suspect recherché travaillaient dans la restauration et la pâtisserie, ses enfants étaient respectivement ingénieur et militaire. L’un d’eux devait se marier dans un mois avec son amie, celle qui a été abattue jeudi soir. Ils avaient toute la vie devant eux. Je veux savoir pourquoi un tel drame est arrivé.»
Le suspect était toujours recherché, vendredi en fin d’après-midi.
Julie Rimbert, à La Magdelaine-sur-Tarn