ARMEE - Le souvenir de l'attentat du Drakkar est toujours présent...
Après le Livre blanc sur la Défense, le drame de Carcassonne et la tribune du groupe «Surcouf» contre les orientations du gouvernement sur le plan militaire, les tensions ne s’apaisent pas entre Nicolas Sarkozy et l’armée.
La présence du président syrien Bachar al-Assad, lors du défilé du 14 juillet, provoque le malaise chez certains militaires.
«Une atteinte à la mémoire»
Pour Laurent Attar-Bayrou, ancien casque bleu au Liban et président de la FNAME (Fédération nationale des anciens des missions extérieures), voir al-Asad au défilé serait «un scandale, une atteinte à la mémoire» des soldats français tués en 1983.
Il y a 25 ans, le 23 octobre 1983, 58 soldats français, en mission pour les Nations Unies à Beyrouth, sont tués dans l’attentat du «Drakkar». Les soupçons se tournent à l’époque vers la Syrie d’Hafez al-Assad, le père de l’actuel dirigeant, qui serait derrière l’attaque.
Une manifestation interdite ?
Selon le Nouvelobs.com, des militaires de réserve ou à la retraite ont tenté de manifester, jeudi 10 juillet, sur les Champs-Elysées, pour protester contre le «manque de soutien moral» à l’armée et contre la présence d’al-Assad. Une manifestation qui aurait été interdite.
Le défilé de lundi pourrait lui aussi servir de tribune à la FNAME. Elle appelle dans une lettre ses sympathisants à porter un brassard noir lors du défilé, en guise de protestation.
Selon le nouvelobs.com, certains militaires envisageraient aussi de tourner la tête à l’opposé de la tribune présidentielle, en signe de mécontentement.
Sarkozy absent à la garden-party du ministère de la Défense
Autre indice du malaise entre le Président de la république et l’armée, Nicolas Sarkozy n’assistera pas à la garden-party du ministère de la Défense. Officiellement, pour une raison d’emploi du temps.
Sylvain Mouillard
Le président syrien Bachar al-Assad assistera bien au défilé du 14 juillet à Paris, au lendemain du lancement de l'Union pour la Méditerranée. Le chef de l'Etat syrien, qui s'entretiendra avec le président Nicolas Sarkozy samedi après-midi à l'Elysée, avait été invité, comme tous les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne et des pays riverains de la Méditerranée présents dimanche, à assister aux cérémonies officielles.