Froul Louzaï en est persuadé : s'il n'a pas été embauché chez Airbus, c'est à cause de ses origines maghrébines. Les prud'hommes ont écouté hier les arguments de cet ancien intérimaire. Soutenu par la CGT, il veut obtenir son intégration, comme certains de ses anciens collègues.
« Airbus compte quatre-vingts nationalités dans ses usines. Lors du testing réalisé par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), elle ne figurait pas dans la liste rouge », a souligné l'avocate de l'avionneur. Mais face à « de sérieux doutes », la Halde a décidé de donner suite devant le tribunal, ce qu'elle ne fait que dans 5 % des cas.