L'accueil sera royal ce week-end pour la vingt-cinquième visite officielle du cortège de la petite reine. Et pas dénué d'arrière-pensées. « Au-delà d'une grande fête populaire et des retombées directes sur l'hôtellerie, le Tour est une opération de promotion touristique à l'échelle mondiale », explique François Briançon, l'adjoint au maire en charge du sport. Comme toutes les villes étapes, Toulouse a payé sa dîme à la société organisatrice : 160 000 euros. Auxquels s'ajoute un investissement humain et technique, pour les barrières ou le lifting des ronds-points, évalué à « environ 600 000 euros ». Les organisateurs du Tour estiment les retombées à « plus d'un million d'euros ». « Nous essaierons de les mesurer concrètement », précise François Briançon. Concerné par trois étapes, le conseil général a bichonné ses routes et affecte quatre-vingts agents à l'opération. L'investissement est de l'ordre de « 100 000 à 150 000euros ».
Du côté des débits de boisson, les tiroirs-caisses frémissent déjà. « Le Tour peut doper les ventes de 50 %, tout le monde a fait du stock au centre-ville », assure Bernard Bosc, le président des cafetiers. « C'est très positif pour la notoriété de Toulouse », se félicite Joëlle Pelata, du club hôtelier de Toulouse. Elle note cependant un effet pervers : « Si le centre-ville affiche presque complet, en banlieue, les hôtels ne sont pas pleins. Alors qu'ils le sont quand le Tour passe tout près sans faire étape à Toulouse... »