Il « espère que dans six mois, on dira que l'Europe a progressé ». Nicolas Sarkozy a développé hier à Strasbourg le programme de la présidence française de l'Union européenne devant les eurodéputés. Un mois après le « non » de l'Irlande au traité de Lisbonne, il a clamé sa volonté de « donner l'image d'une Europe qui refuse l'immobilisme ». Pour ce faire, le chef de l'Etat se rendra à Dublin le 21 juillet afin de trouver une solution pour convaincre les eurosceptiques irlandais, d'ici à décembre.
Avant la fin de l'année, il compte aussi, a-t-il indiqué, faire adopter le paquet énergie-climat par les Etats membres. « Si nous devons attendre les autres pour agir [en faveur de l'environnement], nous pouvons encore attendre longtemps », a-t-il déploré.
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Autres priorités présentées hier : faire voter un pacte européen de l'immigration, mener une réflexion sur le concept de défense européenne et répondre à la « question si difficile de la politique agricole commune. Alors qu'un enfant meurt toutes les 30 secondes, précise le président de la République, il n'est pas raisonnable de demander à l'Europe de diminuer sa production ».
Après plus de 3 h 30 de discours et d'échanges, Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen, a qualifié l'intervention de Nicolas Sarkozy « d'heure de gloire ». Il s'est aussi réjoui de la proposition du chef de l'Etat de revenir à Strasbourg dès que les eurodéputés le souhaiteraient. Le président avait déjà annoncé il y a quelques semaines qu'il reviendrait dans la cité alsacienne les 21 octobre et 12 décembre.
Philippe Wendling