Pas vraiment de quoi rassurer les familles en ce début d'été. Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de la Consommation et de l'Industrie, a annoncé hier le retrait de la vente de cinq des six alarmes de piscines commercialisées en France. Ces boîtiers, censés prévenir de la chute d'un enfant dans l'eau, ne seraient pas efficaces. Un courrier devrait être envoyé à chaque détenteur d'un de ces cinq types d'alarmes pour qu'il puisse « les retirer, les modifier ou changer leur système », a ajouté Luc Chatel.
Le secrétaire d'Etat a suivi l'avis de la Commission de la sécurité des consommateurs. Fin juin, cette instance avait testé l'ensemble des alarmes de piscines vendues en France, et avait conclu que, mise à part l'alarme de marque Sensor Espio, les cinq autres modèles n'étaient pas satisfaisants.
« La plupart ne détectent pas la chute d'une masse de 6 kg, représentative du poids d'un jeune enfant non encore autonome, et plus inquiétant, la moitié des alarmes ne repère pas, ou insuffisamment, les poids de 8 kilos », avait alerté la Commission. Une accusation qui avait été à l'époque vivement dénoncée par les fabricants.
Depuis le 1er janvier 2006, tout propriétaire de piscine est obligé d'assurer la sécurité de son bassin. Les « alarmes à détection d'immersion » sont le premier dispositif utilisé, à 54 %, devant les couvertures classiques (33 %), les barrières (28 %) et les abris (8 %). Près de 40 % des bassins individuels en France ne sont toujours pas équipés de systèmes de sécurité, ce qui représente près d'un million de piscines.