Réouverture de l'instruction dans l'affaire Grégory

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Publié le 10 juillet 2008.

JUSTICE - Des tests ADN devraient être pratiqués...

Le procureur général de la Cour d'appel de Dijon a requis ce mercredi la réouverture de l'instruction judiciaire concernant l'assassinat du petit Grégory Villemin, a indiqué le magistrat à l'AFP, confirmant une information diffusée par le Parisien sur son site Internet.

«Saisi par une demande de Thierry Moser et Marie-Christine Chastant, avocats des époux Villemin, j'ai décidé ce jour de requérir la réouverture de l'instruction judiciaire concernant l'assassinat de leur fils Grégory», a affirmé à l'AFP Jean-Marie Beney.

Procédure clôturée en avril 2001

La procédure avait été clôturée par des arrêts de non lieu de la chambre d'accusation puis de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon, dont le dernier en date le 11 avril 2001.

Selon le procureur général, «ces réquisitions de réouverture ont été prises après avoir recueilli au printemps dernier l'avis positif d'un expert agréé par la Cour de cassation». Cet expert devait «étudier la possibilité de procéder à de nouveaux examens techniques susceptibles de permettre la révélation de traces ou d'éléments d'ADN» sur un certain nombre de scellés constitués en 1984, au départ de la procédure, a ajouté Jean-Marie Beney.

Contacté par «20 Minutes», Thierry Moser a expliqué qu'on pouvait «espérer trouver des traces sur les cordelettes qui avaient servi à ligoter l'enfant et sur les enveloppes qui contenaient les lettres de revendication». «Et si on en trouve, encore faudra-t-il être capable d'en identifier le propriétaire ou trouver des points de comparaison dans le dossier», a-t-il ajouté.

Recherches d'ADN sur un demi-timbre

Les chances d'obtenir de l'ADN exploitable sont toutefois «très aléatoires» tout comme celles d'identifier leur éventuel propriétaire, a souligné pour sa part le procureur général. Le 14 juin 2000, l'enquête avait déjà été rouverte pour permettre des recherches d'ADN sur un demi-timbre apposé sur une lettre du «corbeau» de 1983. Mais le 17 octobre suivant, les experts avaient déclaré l'ADN inexploitable.

C'est maintenant à la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Dijon de suivre ou non les réquisitions du Parquet général et de se prononcer sur la réouverture ou non de ce dossier qui, depuis 1984, a déjà donné lieu à de nombreux rebondissements judiciaires.
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