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Suppression de postes dans l’Education nationale: Des «nouvelles purges» d’une «ampleur inégalée» selon les syndicats

Les manifestants de l'Education nationale le 18 mai 2008 à Paris
Les manifestants de l'Education nationale le 18 mai 2008 à Paris/Thomas Coex AFP

REACTIONS - La mobilisation syndicale va reprendre à la rentrée…

A la suite de l’annonce de Xavier Darcos du non-remplacement de 13.500 de postes dans l'Education nationale pour la rentrée 2009, les réactions fusent. «Ca nous semble des chiffres extrêmement graves», estime le secrétaire général du SE-Unsa (enseignants) Luc Bérille, «on bat le record de suppressions d'emplois du budget 2008». Pour lui, c’est un «scénario catastrophe» même «si on est dans la fourchette basse du scénario» (Le ministère des Finances propose en effet 19.000 à 20.000 non renouvellement de départs à la retraite, NDLR).

Le secrétaire général du SE-Unsa s'est par ailleurs dit «très étonné des prévisions démographiques faites par le ministre de l'Education». Il devrait y avoir en septembre 2009 30.000 élèves de moins en collèges et lycées a affirmé Xavier Darcos dans un entretien publié ce mercredi dans Libération. Mais, selon Luc Bérille, les services du ministère «font état d'une hausse d'élèves de 7.500 en primaire et d'une baisse de 14.500 dans le secondaire».

«Saignées»

Pour Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, il s’agit de «nouvelles purges» et «saignées» d'une «ampleur inégalée». Ces suppressions de postes «vont ne faire qu'amplifier ce qu'on a connu cette année: suppressions ou réduction de l'offre d'options, réduction des possibilités de remplacement, accroissement du nombre d'élèves par classe et réductions des possibilités de régler les problèmes scolaires», a-t-il expliqué. 11.200 suppressions de postes dans l'Education ont déjà été inscrites au budget 2008.

C’est une «logique purement comptable» qui ne tient pas compte des «besoins éducatifs» selon le secrétaire général du Sgen-CFDT (enseignants) Thierry Cadart.

Ce dernier déplore que le gouvernement veuille puiser les économies de postes dans les postes de remplacement. «Si on supprime des postes là, les remplacements seront moins bien assurés, on aura des situations graves. Or le remplacement fait partie des objectifs du service public».

Un plan d'action à la rentrée

Une réunion entre fédérations de l'Education est prévue le 26 août. La FSU appelle «ses collègues à de premières initiatives dès les premiers jours de la rentrée: manifestations, rassemblements, distribution de tracts, réunions des parents».

L'Union nationale des lycéens (UNL)
, l'un des syndicats à l'origine du mouvement lycéen du printemps contre les suppressions de postes dans l'Education en 2008, a prévenu de son côté mercredi qu'il reprendrait aussi la mobilisation. «Le gouvernement fait donc le choix de poursuivre une politique désastreuse qui sacrifie la réussite de tous les élèves à des logiques comptables», écrit le syndicat.
V.Z avec Agence
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