La fuite d'uranium dans le Vaucluse serait moins grave qu'annoncé
Créé le 08.07.08 à 20h02
Mis à jour le 09.07.08 à 12h27
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NUCLEAIRE - C'est ce qu'affirme Areva, propriétaire de la société à l'origine de la fuite...
La quantité d'uranium rejetée lors d'un incident survenu mardi dans une installation de la société Socatri (Areva) sur le site nucléaire de Tricastin à Bollène (Vaucluse) a été moins importante que celle annoncée initialement, a indiqué mercredi matin une porte-parole de Socatri à l'AFP.
Quatre fois moins d'uranium
Selon elle, au lieu des 360 kg d'uranium naturel annoncés (correspondant à 30 m3 d'effluents contenant 12 gr d'uranium par litre), ce sont en fait 75 kg qui ont été rejetés (soit 6,25 m3 d'effluents contenant 12 gr d'uranium par litre).
Toujours selon la porte-parole de Socatri, des relevés ont été effectués dans la nappe, dans trois puits de pompage appartenant à des particuliers ainsi que dans les cours d'eau dans lesquels les effluents ont été rejetés. Des relevés qui n'ont révélé «aucun élément anormal», selon Socatri. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), les relevés effectués dans la nappe et dans les puits n'ont effectivement rien montré.
Une partie récupérée
La fuite d'uranium s'est produite ce mardi matin pendant une opération de nettoyage d'une cuve dans l'usine Socatri, sur le site nucléaire du Tricastin à
Bollène (Vaucluse), a-t-on appris auprès de la préfecture du département. Les mesures de précaution «restent en vigueur jusqu'à plus amples analyses», ont annoncé en soirée les préfets du Vaucluse et de la Drôme.
Le liquide s'est répandu sur le sol, où une partie a été récupérée, ainsi que dans le canal adjacent, polluant ensuite les rivières La Gaffière et L'Auzon. La solution n'a pas atteint la nappe phréatique, a déclaré à l'AFP le directeur de la sûreté des usines à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), Thierry Charles.
«A l'instant T, il n'y pas de problème car les gens ne peuvent plus pomper les eaux de cette nappe, et on fait des prélèvements pour vérifier que localement il n'y a pas d'uranium», a-t-il ajouté en assurant qu'une surveillance stricte sera observée.
«Impact sanitaire très limité»
L'
Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a affirmé de son côté que la concentration en uranium mesurée dans une des rivières polluées, la Gaffière, «a été de l'ordre de mille fois (ce qui est) habituellement relevé, et est actuellement en rapide diminution». «En cas de consommation éventuelle de poisson, l'impact sanitaire est très limité», a-t-elle ajouté.
Malgré tout, la préfecture a pris des mesures de précaution, interdisant la consommation d'eau potable issue de captages privés sur les communes de Bollène, Lapalud, Lamotte-du-Rhône. Sont également interdites l'irrigation agricole issue de La Gaffière et de l'Auzon, les activités nautiques et la baignade sur les plans d'eau du Trop-Long, du Baltraces (Bollène) et des Girardes (Lapalud), ainsi que la pêche et la consommation de poissons de La Gaffière (y compris partie amont située dans la Drôme), l'Auzon, la Mayre Girarde et le Lac du Trop-Long.
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