Le topo si vous avez raté le début
ça commence comme un film de vacances tourné en Super8: une maison, des parents, trois enfants (qui devinrent grands), un chien (qui meurt), un grand-père (qui meurt aussi). L'aîné quitte le nid familial, et voilà le premier clash dans la sacro-sainte tribu...
Les têtes à retenir
Deborah François, parfaite en ado tourmentée qui pleure la mort de Kurt Cobain et perd sa virginité avec un con. Jacques Gamblin, impeccable en père de famille, assorti de Zabou Breitman, la mère poule. Sans oublier deux jeunes pousses: Marc-André Grondin et Pio Marmai, canons, qui jouent les deux frangins.
Backstage
Sinclair, qui a travaillé sur la BO du film, apparaît en Angus Young, le guitariste d'ACDC, lors d'un concours d'Air Guitar.
Le plus du film
Raconter douze ans d'une vie de famille qui s'égrène, entre déchirements et retrouvailles, sans qu'on s'ennuie ou que cela ressemble à la saga télé de l'été, c'était une gageure... réussie grâce à cette plongée dans les années 90, en pleine vague grunge. Un revival qui fait du bien à la tête, et auquel la bande son ultra pop (The Divine Comedy, Bowie, Janis Joplin, Etienne Daho) ne retire rien.
Le moins du film
C'est parfois lourdot (les conflits intergénérationnels). Dommage qu'on n'en sache pas plus sur la relation entre les parents Duval (Jacques Gamblin et Zabour Breitman).
La réplique qui tue
«Je me souviens d'une appréciation sur le carnet de note de ton père: "A touché le fond mais creuse encore», raconte le grand-père à ses petits enfants.
La vidéo