Noël Le Graët: La demande en mariage, «Domenech l'a immédiatement regrettée»

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Publié le 3 juillet 2008.

FOOT - Interview de Noël Le Graët qui revient sur le vote du Conseil fédéral…

Le président de l’En avant de Guingamp, Noël Le Graët, est aussi vice-président de la Fédération française de football en charge des questions financières. Il évoque le cas Domenech.


Comment s’est passé le vote du Conseil fédéral qui a maintenu Domenech jeudi matin?
Très simplement. Raymond Domenech est venu nous faire un exposé de ses erreurs. Nous lui avons posé une dizaine de questions puis Jean-Pierre Escalettes (le président de la Fédération) a fait un speech. Presque tout le monde a ensuite pris la parole et nous avons voté à mains levées (18 pour, 1 abstention) en faveur du maintien de Domenech à la tête des Bleus à condition qu’il soit encadré.


Le live de la décision


Domenech est-il revenu sur sa demande en mariage en direct à la télé?

Il en a parlé de lui-même. C’est une des choses à qu’il regrette le plus au cours de cet Euro. Il nous a expliqué qu’au moment où il a fait sa demande, il a immédiatement regretté et a eu envie de disparaître sous terre. Il ne sait pas comment l’expliquer. Peut-être un état second dû à la déception de l’élimination. Je crois sincèrement qu’il ne comprend toujours pas.


N’est-ce pas paradoxal de la part de la Fédération de critiquer l’ambiance triste de l’équipe de France et de reconduire le sélectionneur c’est-à-dire celui qui doit justement insuffler un esprit au groupe?

Domenech est très différent à l’intérieur du groupe et à l’extérieur. Ce n’est pas quelqu’un de triste, bien au contraire. Face aux médias, tout change. Peut-être à cause d’une qualité qu’il a toujours eue: celle de protéger ses joueurs en permanence, quitte à répondre à côté. Souvenez-vous quand Thierry Henry avait été sifflé au Stade de France, il avait affirmé aux médias que les spectateurs s’en étaient pris à lui car il avait sorti l’attaquant. Il est comme ça.


Les sponsors sont-ils en colère?

Ils nous appellent souvent bien sûr. Après les matchs, certains envoient des textos quand on perd car ce sont des partenaires-supporters. Ils n’ont pas envie de nous abandonner. Et puis, la plupart de nos contrats sont en cours jusqu’en 2010.

Propos recueillis par Mathieu Goar
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