Le Facebook d'un des Français morts à Londres recueille les messages d'adieux

Publié le 3 juillet 2008.

FAIT DIVERS - Le meurtre «horrible» de deux Français à Londres, selon Scotland Yard, suscite une forte émotion à l’école Polytech' de Clermont-Ferrand…

Le meurtre «horrible» de deux Français à Londres (selon les termes de Scotland Yard) suscite une forte émotion à l’école Polytech' de Clermont-Ferrand dont ils sont issus. La page Facebook de Laurent Bonomo, un des deux étudiants retrouvés morts, accueille les messages d’adieux de ses proches.

Lundi, une camarade de son école, Caroline, écrit: «Dis fillot, c’est bien une connerie ce qu’ils disent dans les mails communs du cust [son école d’ingénieur]? Rassure-moi». La jeune fille n’aura pas de réponse, le corps de son ami a été retrouvé dimanche soir dans un appartement londonien.

>> «Une attaque horrible, frénétique»: pour lire le point sur l'enquête, cliquez ici...

Mardi, Aurélien, un ami, annonce la nouvelle sur la page Facebook publique du défunt: «Malheureusement je n’ai pas une bonne nouvelle à vous annoncer: Laurent est effectivement mort ce week-end à Londres, […] sa mère m’a appelé lundi en début d’après-midi pour m’annoncer la triste nouvelle.

Les messages bouleversés se succèdent alors: «Je me joins à tous pour exprimer ma tristesse ; même si j’étais parti de Clermont-Ferrand, je ne peux m’empêcher d’être sous le choc… De là où tu es, avec Gabriel, on pense à vous et j’espère que les étoiles veillent sur vous… », écrit Laurent.

Réprimandes contre la presse

Ces messages exposés aux yeux de tous affolent les boîtes mail des amis de Laurent, de nombreux journalistes cherchant à les joindre. Yannick s’en énerve: «Vous devriez faire de l’information en informant les gens des avancées de l’enquête. Tout, vous cherchez à faire, c’est vendre de l’émotion aux ménagères de plus de 40 ans… Changez de métier!!»

Ces messages post mortem peuvent paraître choquants en France, mais ils sont devenus habituels aux Etats-Unis. Le site (morbide) MySpace Death recense ainsi les pages MySpace des disparus. Interrogé dans un article du «New York Times» sur ce nouveau phénomène, Tom Anderson, le patron de MySpace, explique que son site n'enlève pas systématiquement ces messages mais est «prêt à travailler avec les familles pour respecter leurs voeux».

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V.G.
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