Le deux Français assassinés à Londres victimes d'une «attaque horrible, frénétique»
Créé le 03.07.08 à 13h40
Mis à jour le 03.07.08 à 13h42
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FAIT DIVERS - Laurent Bonomo et Gabriel Ferez, 23 ans, étaient couverts de coups de couteau. Le motif du meurtre est totalement inexpliqué...
Un crime abominable, sanglant, sans motif apparent. Le choc est complet à Londres après l
e meurtre brutal à coups de couteau de deux étudiants français dimanche soir, dans un quartier du sud-est de la capitale britannique. «De toute ma carrière, je n’avais jamais vu de telles blessures», explique Mick Duthie, l’officier de police de Scotland Yard en charge de l’enquête.
La scène s’est déroulée dimanche soir, vers 22h. Laurent Bonomo et Gabriel Ferez, tous deux âgés de 23 ans, étudiants au Centre Universitaire de Sciences et Technique de Clermont-Ferrand, était à Londres depuis début mai pour un programme de recherche sur l’ADN à l'Imperial College. Laurent louait un appartement à
Sterling Gardens, un cul-de-sac résidentiel typique de la banlieue sud-est de Londres. Gabriel était de passage chez lui.
Vers 22h, les voisins ont entendu une explosion, suivie d’un début de feu. Les pompiers et la police, rapidement arrivés sur place, éteignent l’incendie. Mais surtout ils découvrent dans le salon les corps gravement mutilés des deux jeunes gens. Ils ont été poignardés à répétition à la tête, au cou, dans le dos et au torse. «Je suis profondément choqué, témoigne Mick Duthie, l’officier de police. L’attaque était horrible, frénétique, pas du tout professionnelle. Il a fallu un laps de temps considérable pour infliger ces blessures. Les deux étudiants étaient couverts de blessures et ils étaient morts avant le début de l’incendie.» Les parents des deux jeunes gens sont arrivés à Londres mercredi et ont identifié les corps jeudi matin. Ils doivent rentrer en France ce jeudi soir.
Le meurtre reste inexpliqué
Comment expliquer un tel crime? Pour l’instant, aucune hypothèse ne s’impose. «C’était deux jeunes gens sans histoire, explique Mick Duthie. C’était des chercheurs qui travaillaient durs. Nous ne comprenons pas qui a pu les viser.»
Au moins deux pistes sont suivies. Six jours avant le meurtre, l’appartement de Laurent avait été cambriolé. Un ordinateur portable avait été volé. Les auteurs des faits sont-ils revenus sur place?
Autre hypothèse: une erreur d’identité. New Cross, le quartier où les deux Français habitaient, connaît régulièrement des problèmes de gangs, notamment pour des problèmes de drogue. A plusieurs reprises, le quartier a fait les gros titres des journaux britanniques suite à des meurtres d’adolescents à l’arme blanche.
Scotland Yard lance un appel à témoins, pour essayer de reconstituer l’emploi du temps des deux étudiants. La police veut aussi connaître l’identité d’un homme blanc aperçu aux environs de la scène en train de courir peu après l’explosion. «Qui est cet homme?», interroge Mick Duthie. Les images de caméras de surveillance placées dans le quartier sont aussi à l’étude. En revanche, l’arme du crime n’a pas été retrouvée. Et pour l’essentiel, le mystère demeure entier.
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