« Profondément rassuré et apaisé. » Marc Machin a appris hier que la peine de prison de dix-huit ans qu'il purge actuellement pour le meurtre d'une femme au pont de Neuilly en 2001 était suspendue. « Pour la première fois en six ans, la justice met en doute sa culpabilité », se félicite son avocat, Louis Balling. Toutefois, Marc Machin, condamné vendredi dernier à trois mois de prison ferme pour l'agression d'un surveillant, ne sera libre que le 1er octobre. Les juges devraient ensuite s'acheminer vers une révision de son procès, qui pourrait prendre des mois, voire des années.
Marc Machin, 19 ans en 2001, avait été identifié par une femme à qui il avait fait des avances sexuelles à proximité du pont de Neuilly (Hauts-de-Seine), et avait avoué le crime à l'issue de sa garde à vue, avant de se rétracter lors de son procès. En mars dernier, un SDF, David Sagno, s'est accusé du meurtre pour lequel Marc Machin est incarcéré. L'ADN de Sagno retrouvé sous les ongles de la victime a attesté que, encore vivante, elle s'était battue contre lui.