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Carcassonne: démission et mise en examen

Des militaires se tiennent à l'entrée de la caserne du 3e RPIMa, le 29 juin 2008 à Carcassonne,
Des militaires se tiennent à l'entrée de la caserne du 3e RPIMa, le 29 juin 2008 à Carcassonne,/Eric Cabanis AFP

FUSILADE – Hervé Morin avait réclamé «des sanctions immédiates», le sergent a été suspendu...

Les «sanctions immédiates» demandées mardi matin par Hervé Morin, après le drame de Carcassonne, viennent de tomber. Le sergent qui avait ouvert le feu à balles réelles sur le public, dimanche à Carcassonne, a été suspendu par l'armée de terre et mis en examen pour «blessures involontaires», avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Il est reproché au militaire d'avoir provoqué des «blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de plus de trois mois», avec pour circonstance aggravante le «non-respect des règles de sécurité».

Démission d'un haut-gradé


Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général d'armée Bruno Cuche, a dû présenté mardi matin sa démission à Nicolas Sarkozy qui l'a acceptée, selon l'Elysée. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, le général lui aurait fait part de sa décision dès dimanche soir.

«Ce geste fort intervient à la suite du drame de Carcassonne, dimanche dernier. Le Président de la République, comme il l'a annoncé, suit avec attention les différentes enquêtes en cours», affirme l'Elysée dans un communiqué. Le chef de l'Etat, également chef des Armées, «entend que les armées en tirent toutes les conséquences quant à leur organisation et leur fonctionnement».

>> Pour comprendre l’affaire, cliquez ici.

Cette démission fait suite à un communiqué du ministère de la Défense explicite. «Le ministre a demandé au chef d'état-major de l'armée de terre, sans attendre les conclusions des enquêtes judiciaire et de commandement, de lui proposer à titre conservatoire des sanctions immédiates pour les responsables impliqués dans les dysfonctionnements constatés», a déclaré le ministère dans un communiqué.

Ce «dramatique accident, poursuit le ministère, fait apparaître dès à présent des manquements graves dans l'utilisation des munitions et la sécurité des démonstrations lors des journées portes ouvertes dans les régiments».
- ©2008 20 minutes
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