TELEPHONE - Copé s'oppose aux opérateurs, qui le lui rendent bien...
0,9% de taxe sur le chiffre d’affaires des opérateurs de téléphonie et d’Internet. C’est ce qu’a
décidé Nicolas Sarkozy pour financer — en partie — l’audiovisuel public. Un arbitrage qui n’a pas que des soutiens.
C’est «la dernière chose à faire», selon la commissaire européenne à la société de l'information et aux médias,
Viviane Reding, qui a vu dans cette idée un «très mauvais signal». «Il faut encourager l'investissement dans les réseaux et abaisser les prix afin de développer l'utilisation des nouveaux moyens de communication, qui sont l'un des principaux moteurs de la croissance», a rappelé dans «Les Echos» la commissaire européenne.
La facture téléphonique comme argument
Le risque de cette taxe: que les opérateurs en fassent porter le poids aux clients. Yves Le Mouël, directeur général de la Fédération française des télécoms,
ne s’est en pas caché à 20minutes.fr: «les opérateurs sont bien décidés à faire supporter cette taxe par le client, sur sa facture, ce qui n’est pas une bonne nouvelle, ni pour le pouvoir d’achat, ni pour le développement de l’économie numérique.»
«Ça va les calmer très vite!»
A cette nouvelle, Jean-François Copé, auteur du
rapport sur la télévision publique,
se lâche: «à mon avis, ils ne toucheront pas à leurs tarifs, sinon on ouvrira une quatrième licence. Ça va les calmer très vite!».
Chantage ou réponse à l’intimidation orchestrée par les opérateurs qui menacent d’entamer «une procédure de violation des lois européennes»?
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Alice Antheaume