POLITIQUE - Une «mise en scène très particulière»...
«Ce qui est inquiétant, c’est le mode opératoire», a jugé Jean-Pierre Mignard, avocat de Ségolène Royal, ce lundi sur RTL. Il a ajouté que le
cambriolage, qui a eu lieu vendredi soir, avait été commis «à la veille d’une intervention politique extrêmement importante», la présentation de
sa contribution en vue du congrès du PS.
L’avocat s’est inquiété d’«une mise en scène très particulière» citant «les boucles d'oreille de la petite fille de Ségolène mises en évidence sur un lit» et «les minutes du procès-verbal de dépôt de plainte» du précédent cambriolage «déchirées sur un meuble». Il a noté que presque rien n’avait été pris.
Selon lui, «il y a là un comportement très troublant, très inquiétant et très perturbant sur le plan psychologique» revenant à dire «votre appartement n'est pas inaccessible, on peut y venir, on peut y revenir, on ne prend pas forcément quelque chose mais en tout cas on est présent». L’avocat évoqué la piste d’un «maniaque» ou d’une «officine» mais n’a pas exclu l’origine politique du cambriolage, dont les auteurs restent introuvables.
Il a précisé que le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, était «venu en personne» sur place et a indiqué qu'il demanderait «un rendez-vous au directeur de cabinet de la ministre de l'Intérieur». C’est le troisième cambriolage dont est victime l’ex-candidate à la présidentielle.
avec agence