Les dix-sept personnes blessées après qu'un militaire a ouvert le feu à balles réelles pour une raison inexpliquée, dimanche, sont sorties d'affaire. «Alors que hier, pour deux d’entre eux, le pronostic vital pouvait être engagé, aujourd'hui, c’est un peu plus satisfaisant. Ils ont été opérés dans la nuit et il n’y a plus personne qui soit menacé», a déclaré le préfet de l'Aude Bernard Lemaire, lundi sur RMC Info.
Blessés stabilisés
Lundi matin, l'état des blessés semblait être «en voie d'amélioration», selon le responsable des secours du Samu-Smur de Carcassonne qui fait état de «beaucoup de petites plaies de projection». «Le plus gravement touché est un adulte atteint au thorax. Il est en cours d'intervention actuellement», a-t-il déclaré sur France Info.
Quatre blessés légers sont sortis de la clinique Montréal de Carcassonne, dans la nuit de dimanche à lundi, selon l’AFP. Cinq autres blessés sont hospitalisés à l'hôpital de Carcassonne, où Nicolas Sarkozy doit se rendre lundi en milieu de matinée, avant d'effectuer un déplacement à Toulouse, où quatre blessés sont hospitalisés.
Le garçon de 3 ans opéré
Une fillette de 6 ans, hospitalisée au CHU de Carcassonne et atteinte à l'avant-bras et à l'épaule gauche, a également subi une intervention dans la nuit. Son état est qualifié de «stable». Quant au garçonnet de trois ans, touché au coeur et au bras, a été opéré dans la nuit au CHU de Toulouse et son état est «stabilisé», selon un communiqué l'hôpital. Un garçon de 11 ans, souffrant de plaies pulmonaires, est sous surveillance et présente un état stable tandis qu'un autre, âgé de 10 ans et touché à la cuisse, est actuellement pris en charge au bloc opératoire.
Au total, 11 blessés ont été hospitalisés à Carcassonne, 4 à Toulouse, 1 à Montpellier et 1 à Perpignan.