«Pour le législateur français, la mère porteuse remet en question la notion d'instinct maternel» / Contributions

44 réactions à l'article
  • Solange

    OU VA T'ON ???
    Peut-on accepter que le désir - la «nécessité», disent certains - d'avoir un enfant porteur de mêmes gênes que soi pousse un couple d'humains à le produire et le commander comme on le ferait d'un objet ou d'un animal de compagnie ?

    On peut souffrir de ne pas pouvoir avoir d'enfants et l'adoption n'est pas toujours facile. Mais il y aura toujours des enfants à aimer, à soutenir, à accompagner, même sans lien de parenté avec eux. Sans possession. Que signifie ce «droit à l'enfant» brandi aujourd'hui comme une évidence ?

    La situation de l'enfant né d'une mère porteuse n'est pas comparable avec celle de celui qui est abandonné puis adopté. Ce dernier est conçu naturellement, même si c'est dans les conditions difficiles, sans projet d'abandon. Ce qui constitue une rupture éthique dont nous devons mesurer la gravité, c'est le nouage, au même instant, d'une procréation manipulée par la technique médicale et d'un abandon programmé. C'est dans l'intention que se joue l'essentiel. Cela se pratique déjà tous les jours chez les éleveurs qui veulent obtenir des animaux de qualité.

    Et que dire d'une société qui ne veut pas voir ce que signifie pour une femme le fait d'«offrir» son corps pour une transaction économique dont un enfant est l'enjeu ? Comment croire que celles qui le feront contre un simple dédommagement le feront par pur altruisme, dans la limpidité d'un don de soi et de l'enfant qu'elles auront porté, dans un acte exempt de complexités névrotiques potentiellement pathogènes pour elles, pour leurs autres enfants et pour celui qu'elles auront ainsi abandonné ? On dépasse là le cap de l'enfant objet. Permettre que l'enfant soit «commandé» et payé pour être conforme, dans son ADN, au lignage parental, c'est tirer le groupe humain que nous sommes, vers sa «mammiferité» plutôt que vers son humanité. C'est nier les avancées qui ont été faites dans la connaissance de la petite enfance durant ces trente dernières années.

    Dans les heures qui suivent son arrivée dans le monde aérien, il est essentiel que le nouveau-né puisse se dire : «C'est bien eux, donc c'est bien moi.»

    L'humain est un mammifère singulier, d'une espèce nidicole, dont les petits ne peuvent se développer sans un entourage protecteur pendant les premières années. Nous dépendons des autres, mais d'une manière différente des animaux qui vivent en groupe. Avoir inventé le néocortex fait de nous des mammifères dotés de parole et de mémoire. L'imaginaire, le symbolique, la parole, nous rendent assoiffés d'amour, de sécurité, de besoin d'espérer.

    Il existe un lien étroit et actif entre la manière dont une société encadre la gestation et la petite enfance et l'évolution que les enfants ainsi traités feront subir à leur cadre social. La question qui se pose implicitement à toutes les cultures est la suivante : comment tirer le petit mammifère humain vers son humanité plutôt que l'abandonner à ses pulsions de consommateur, y compris dans son rapport à autrui ? Cette question en entraîne une autre : comment canaliser la violence pour permettre la vie en groupe ? Les réponses sont complexes et diverses mais il semble se dégager un consensus, toutes pratiques thérapeutiques et pédiatriques confondues, pour dire que l'humanisation par l'accueil des parents et de l'enfant, un sentiment de sécurité affective, de continuité, donné aux petits et grands par le geste et la parole, sont des moyens efficaces et peu onéreux. Aider ainsi chacun à trouver du sens à sa vie et à ce qu'il fait est, à ma connaissance, la meilleure manière d'équilibrer l'horreur d'être un humain avec la merveille d'être un humain.

    Dans les projets législatifs actuels, que deviennent ces questions essentielles ?

  • choup

    Je suis aussi mère, pour autant je me suis déjà dit que je pourrais "prêter" mon ventre à quelqu'un de ma famille. Même si ça n'était pas légal...
    Quand a savoir si quelqu'un extérieur pourrait être rémunéré pourquoi pas ? je pense qu'il pourrait y avoir une enquête psychologique sur la mère porteuse. ëtre enceinte présente beaucoup de responsabilités (de frais, de fatigue etc...) Pourquoi ne pas payer pour ce service rendu ?

  • zanrf

    Pour ceux qui souhaitent avoir un enfant dans la cadre d?une hétéroparentalité ou homoparentalité : www.coparents.fr site de petites annonces pour trouver un co-parent.

  • raphie

    Certes, le bébé n'aura pas de lien provenant de la grossesse avec ses parents commanditaire, mais cela ne veut pas dire que l'enfant ne sera pas aimé comme si c'était le leur. L'adoption est bien autorisée, et on peut être certain que les couples demandeurs à l'adoption veulent vraiment un enfant, qu'ils s'en occuperont et qu'ils l'aimeront! Ce serait donc pareil pour un couple ayant recours à une mère porteuse. Dans ce cas, au pire l'enfant est assimilé à un enfant adopté (substitution de maternité). Au mieux, il est conçu avec les gamètes des parents commanditaire dans l'utérus d'une autre femme (il y a donc un lien génétique)
    Je suis pour, à condition que ce ne soit pas rémunéré (les femmes de milieux sociaux défavorisés mettraient leur santé en danger en abusant de cette pratique), et à condition que chacun des participants ait donné son consentement.
    Il y a un travail certain d'encadrement à effectuer, mais je pense qu'une interdiction absolue n'est plus justifiée aujourd'hui, et inutile à l'heure où de nombreux couples ont recours à la gestation pour autrui à l'étranger.

  • nathalie34

    Si l'instinct maternel existe, mais il se fabrique au fur et à mesure que grandit l'enfant, une fois qu'il est né et pas forcément avant, pendant la grossesse. Sinon l'on n'aurait pas 230 000 avortements par an (ce sont pourtant bien des femmes qui les sentent dans leur ventre, ces bébés, et qui sont bien à elles, pour le coup) et sinon il n'y aurait pas de bébés congelés ou tués à la naissance....
    Certes, la grossesse est une étape importante dans la vie d'un bébé, mais ce n'est encore qu'un foetus, et non un enfant, ou alors il faut lui donner un statut dès sa conception et non pas attendre sa naissance !
    Je comprends les femmes qui ne seraient pas volontaires pour porter un enfant pour une autre, mais on ne leur demande surtout pas, car ce serait courir un risque avec elles ! Mais pourquoi empêcheraient elles à une autre femme de porter un enfant pour un couple, si elle est volontaire ? Il faut leur laisser le libre choix de décider !

  • latdem

    comment pouvez-vous comparer l'amour que vous ressentez pour les enfants que vous avez désirés et celui que vous pourriez avoir pour un enfant avec lequel vous n'auriez qu'un lien ombilical : pas de désir avant sa conception, pas de conception, pas d'avenir à envisager avec lui... cet enfant c'est celui du couple qui l'a désiré et conçu, pas de celle qui ne fait que le porter... (même si je me doute que cette expérience doit être très forte)

  • babou

    il me parait impossible en tant que femme et mère de 3 enfants de porter en moi, l'enfant destiné à une autre femme.mon amour maternel se révolte à cette idée, il me serait impossible d'imaginer une vie sans ce petit bout que j'aurais senti bouger dans mon ventre. non pour moi, décidément, c'est une chose impossible à entreprendre...

  • cornuemmanuel

    Pour ma part, je serais pour être mère porteuse si c'était légal. A condition que l'enfant et moi n'est pas de lien de sang. Mes raisons serait de donner un grand bonheur à un couple malheureux. L'enfant sera forcément plus que chouchouter car, ce serait pour le couple en demande, un miracle. Le principal à mes yeux c'est le bonheur de l'enfant à naître.

  • carmabella

    En tant que maman, j'ai du mal à assimiler l'idée qu'une mère porteuse puisse être dépourvue d'instinct maternel.

  • Carla13

    Bettyboop18: Je vous signal qu'un enfant n'a pas forcément besoin d'un père et d'une mère car dans ce cas là tout les enfants qui ont grandit dans une famille monoparentale à la suite d'un décés ou d'un divorce serait non conforme. A mon avis votre problème est l'homophobie, car ce qu'un enfant veut le plus au monde c'est des parents qui l'aiment et prennent soin de lui. On est quand même au 21ème siècle, il faudrait
    peut être devenir un peu plus tolérante non. J'ai vécu deux ans à Los Angeles et mes voisins étaient un couple homosexuel avec 2 enfants, et leur enfants étaient comme les autres, le garçon jouait dans une équipe de base ball et la fille adorait jouer à la poupée.

  • Carla13

    Je comprend que les femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants songe à une mère porteuse...mais d'un point de vue éthique je suis gêné à l'idée de porter un enfant, le sentir donner des coups, l'entendre crier le jour de l'accouchement pour finalement ne pas le voir grandir, faire ses premiers pas, sa première dent...ce concept me fait plus penser à un emballage qui une fois avoir mis l'enfant au monde est mis au rebus. Ce n'est pas si simple d'avoir un enfant et de se détacher de lui comme si de rien n'était, il faut agir avec prudence.

  • maty

    je suis tout a fait d'accord pour légaliser les méres porteuses, je sais que cela fait de ne pas avoir d'enfants, j'ai attendu 15 ans pour avoir mom 1er enfant! mai je n'aurais pas pu en voir personnellement ,j'aurais aimer avoir recourt a une mére porteuse.par contre payer les méres porteuses pas d'accord comment faire si le couple n'a pas les moyens. c'est comme pour l'adoption il faut avoir de l'argent.

  • caliméro

    ALORS MADAME LA JUSTICE PAR L INTERMEDIAIRE DE MESSIEURS LES JUGES LES DIEUX L ENFANT ROI ? LA MERE OU LE PERE ? ET SI L ON PARLAIT D AMOUR TOUT SIMPLEMENT

  • bettyboop18

    Personnellement, je préfère qu'une femme fasse faire un enfant par une autre femme plutôt qu'elle aille chercher un enfant aux antipodes. Au moins une mère porteuse a des antécédents vérifiables. Par contre, je mettrai des barrières contre les homos, qui, pour moi, n'ont rien à faire avec un enfant car une famille c'est une mère et un père de sexe différent. Avec un contrat en bonne et due form, et ce avant la conception, je ne vois pas le problème. L'instinct maternel ? Elle a eu besoin de faire des études pour sortir des âneries comme ça ? Les mères qui adoptent, ont-elles moins d'instinct maternel ? N'importe quoi ces soi-disant "spécialistes" !

  • Sorcellerie

    Tout ceci évidemment est un commerce qui ne dit pas son nom.Si des femmes ne peuvent avoir d'enfants et que la nature s'y refuse de façon têtue en dépit des avancées médicales or toute manipulation alors qu'ells adoptent des enfants du tiers monde. C'est une abomination que de procéder de la sorte ...Un enfant à tout prix , pour qui? pourquoi? Et je pense que les questions qui se posent actuellement autour de ces femmes, que l'on dit "mères porteuses" - on se demande pourquoi les appeler "mères"- cette question qui se pose autour de ces femmes qui donnent l'enfant qu'elles ont porté, si on a à l'esprit que l'instinct maternel ne peut pas jouer, que c'est l'amour et on s'est rendu compte que lorsque l'étincelle d'amour jaillissait entre cette femme – mère, alors, et l'enfant qu'elle venait de porter, alors elle ne voulait plus s'en séparer et on a eu connaître d'un cas où la mère, aimant cet enfant qu'elle venait de mettre, au monde, a refusé de donner l'enfant ; elle n'a plus tenu compte du contrat. A ce moment-là, le contrat ne compte plus, l'amour est tel qu'elle ne veut pas se séparer de l'objet aimé.

    Donc, là, paradoxe chez l'être humain, c'est l'amour, qui lie la mère à son enfant et ce n'est pas l'instinct maternel. L'instinct dit "maternel" est au service de la mère.

    Démarche singulière, démarche dite singulière autour de cette demande, de cette demande d'enfant, démarche souvent paradoxale parce que la demande est portée par un désir, un désir d'enfant et on a toujours à se demander si ce désir d'enfant, c'est le désir qu'enfant on a eu d'avoir un enfant et si c'est ce désir qui persiste sous cette forme, si c'est un désir infantile. alors bien souvent on va au devant d'échecs car comme tout ce qui est infantile, c'est tout de suite que l'on veut avoir l'objet.

  • Marolex

    Si le législateur cessait de consulter des charlatans (psychanalystes, religieux de tout poil...) avant de légiférer, on serait peut-âtre plus rationnel. Les mères porteuses ont toujours existé et il serait temps qu'on les laissât porter en toute légalité. Quant au débat sur les "racines", je me marre. Combien de facteurs, de laitiers, de voisins de palier dans nos arbres généalogiques? Pas mal, c'est évident.

  • anto1658

    Mais qui est le gouvernement pour décider de ce que est la notion d'instinct maternelle. On vois que les femmes du ministère ne se sont jamais retrouver confronté à la nécessité d'une mère porteuse. Alors pourquoi priver autrui de ce droit. Et puis ce n'est pas parce que c'est illégale que les mères porteuses n'existent pas en france.

  • anto1658

    Mais qui est le gouvernement pour décider de ce que est la notion d'instinct maternelle. On vois que les femmes du ministère ne se sont jamais retrouver confronté à la nécessité d'une mère porteuse. Alors pourquoi priver autrui de ce droit. Et puis ce n'est pas parce que c'est illégale que les mères porteuses n'existent pas en france.

  • ajmb64

    mes potes ne passent plus ... toute vérité n'est pas bonne pour tous....

  • Alfea

    Le législateur est une conne excusez moi du peu ! c'est à cause de gens comme ça qu'au jour d'aujourd'hui en France être mère porteuse est illégal. Pourtant, c'est le moyen le plus noble qui soit de permettre à des femmes qui ne peuvent enfanter, d'être mère à leur tour. C'est un acte d'amour que de porter l'enfant d'une autre. C'est altruiste, généreux, celles qui le font dans d'autres pays ont plus que tout cet instinct maternel car il en faut de l'instinct maternel pour porter et offrir la vie à quelqu'un d'autre. Arrétons la masturbation intellectuelle et agissons !

  • negussa

    en légalisant, on joue avec le feu !

  • marge 2008

    mére de famille nombreuse, je pense qu'il faut faire
    très attention : la grossesse est une affaire très
    intime et l'enfant est tout de meme nourri du sang
    de celle qui le porte. des liens factices avec d'autres
    parents n'effacerons pas 9 mois de vie "in utero" dans la construction de l'inconscient. il vaudrait mieux
    plutot faciliter les procédures d'adoption.

  • Didouille

    L'instinct maternel c'est culturel, pas inné

  • chezboris

    @ecoguy ( suite )
    si vous aviez vecu a l age du feu vous auriez mis le feu a des forets entieres en criant AU GENI !

  • EcoGuy

    l'article de 20m est super: il résume bien le pb.: les gens sont prêts mais le "législateur" (sic) a toujours freiné des 4 fers. Dans les pays où les tribunaux fonctionnent indépendamment du législateur-tout-puissant (comme Angleterre, Espagne, pays bas...), la jurisprudence est déjà bien rodée. Ici, tout a été gelé en 1994 et 2004, avec la loi "bioéthique", qui fait du corps un sujet de droit public. La loi de 1994 affirme la nullité en Droit de tout contrat de GPA ! De quoi se mêle l'Etat ? Il va bientôt me dire dans quelle position il faut "faire ça" ! L'immixion de L'Etat dans les affaires les plus privées des individus (la gestion de leur propre corps), a bloqué pour 15 ans une évolution qui avait commencé à son rythme. Toute innovation technologique suscite son lot de problèmes juridiques. Il est important de laisser les tribunaux travailler au lieu de les stériliser par des lois imbéciles dictées par le conservatisme étroit d'un "législateur" arc-bouté sur le "bon vieux temps" de sa jeunesse !

  • EcoGuy

    @chezboris: OGM niet, informatique niet (fin des années 90), cellules souches niet, GPA niet, adoption homo niet, niet, niet, niet... arrêtez de ralentir, de freiner des 4 fers ! Si vous aviez vécu à l'âge du feu, vous auriez prêché un moratoire sur le progrès histoire de bouffer cru !

  • EcoGuy

    @doudou68 : je suis bien d'accord avec toi ! Je suis aussi -a priori- pour rendre les contrats de GPA exécutoires, comme il est de règle en droit commercial privé. Mais on doit pouvoir arguer de la légitimité pour la porteuse de garder l'enfant ! Je ne sais pas. Je ne suis pas Dieu, et le législateur ferait bien de ne pas se prendre pour lui ! Je suis pour laisser la jurisprudence évoluer en fonction des cas rencontrés et de la sagesse de magistrats profesionnels se basant sur de solides principes de Droit: contrats, propriété privée, propriété de son corps, intérêt de l'enfant... Les tribunaux doivent avoir le courage de dire le Droit. Le "vide juridique" n'existe pas (le vide législatif, si): mais ce soi disant "vide" est au contraire un espace liberté, et surtout un moment où les juges doivent découvrir le Droit en s'appuyant sur les principes juridiques existants, validés par plusieurs siècles de pratique. Une société d'innovation technologique permanente doit avoir le courage de laisser son Droit évoluer, plutôt que de tenter de le freiner par une législation volontiers passéiste.

  • EcoGuy

    @seb1977 : euh, oui, sauf que dans le cas de la GPA pour un enfant biologique d'un couple A, l'enfant est bien celui du couple ! Donc pas de drame ni de pb ! L'enfant a seulement été porté par madame B au lieu de madame A. Comparaison n'est pas raison, mais quand un préma fait 4 mois en couveuse, la mère n'est pas la couveuse ! L'article de 20m le dit bien: dans le cas d'un enfant biologique d'un couple A porté par une porteuse B, ça se passe très bien la plupart du temps. C'est même très émouvant pour le gamin d'avoir en qcq sorte 2 mères: une vraie, la légale, celle qui l'élève, et une autre, celle qui a assisté sa mère ! Il n'est pas rare qu'elles restent amies ! La société humaine est antinaturelle. Elle est technodépendante. Les formes de société dépendent et évoluent avec la technologie. Le Droit est assez souple pour régler les conflits... si on laisse le Droit évoluer en liberté, sans l'intervention des grosses pattes d'ours du politique, ou de la vox populi, toujours partante pour un procès en sorcellerie et un bûcher !

  • EcoGuy

    @philom : je ne vois rien de tragique dans ce que tu dis. Ce genre de cas arrive au "naturel" avec des enfants issus d'une aventure passagère de la mère (le père social n'est pas le père biologique), découverte après divorce + garde obtenue par le père. Ca arrive beaucoup plus souvent qu'on ne le pense (les tests de paternité, courants aux US le prouvent). Le modèle judéo-chrétien H+F+enfants est un modèle spécifique qui convient bien à la propriété foncière agricole d'une société agraire patriarcale: l'interdit de l'adultère permet d'établir de façon sûre la transmission de la propriété. Le Droit, l'économie, et les idées ont un peu évolué depuis. Sauf pour toi ?

  • EcoGuy

    ben non, ce n'est pas normal, puisqu'il y a un contrat qui prévoit la cession des droits et devoirs parentaux aux parents biologiques. Mais un contrat peut être rompu. Les cas de rupture unilatérale de contrat relèvent des tribunaux de droit commercial privé. Je disais simplement qu'en la matière, je trouve difficile de rendre exécutoire en droit le contrat dans la mesure où l'instinct maternel, ça existe, même chez la porteuse (c'est une mère qd même !) En revanche, les sommes versées par les parents génétiques doivent être récupérées + dommages et intérêts. Un moyen simple: verser 50% des paiements sur un compte bloqué, débloqué à la "livraison", et éventuellement prendre une assurance pour "non livraison". Assurer a un sens dans la mesure où le % de "défaillances" est faible, sinon c'est un risque financier à porter seul par les demandeurs. Une fois le marché en place et les 1ers jugements rendus, le % de défaillances est connu, et l'assureur peut se lancer dans son business.

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