Télé publique: Copé rend sa copie, Sarkozy commente en live

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Publié le 25 juin 2008.

TELEVISION - A suivre en live...

17h15: Fin du discours. A suivre, les réactions sur 20minutes.fr des opérateurs téléphoniques...

17h12: "Je ne vous ai pas trompé, dit le président de la République en guise de conclusion. Ceux qui le pensent ont tort de s'inquiéter" (...) "S'il fallait avoir peur, on aurait peur le matin, le midi et le soir. Et s'il fallait avoir peur, je ne ferais pas ce métier". Et de répéter encore: "cette réforme est historique."

"J'espère que vous avez compris que cette réforme me tient à coeur", soupire Nicolas Sarkozy, après ces longues explications un peu techniques.

ça se complique... Attention, accrochez-vous pour suivre... Il y aura donc un chef de cette "entreprise unique nommé par l'exécutif après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle."

17h06: Et la gouvernance de France Télévisions? Nicolas Sarkozy le redit: aucune privatisation en vue. Et il prend des gants au sujet de France 3, qui craint d'être restructurée - la commission Copé conseille de réduire à 7 le nombre de régions (il y en a 13 actuellement). Au final, il s'en remet aux dirigeants de France Télévisions pour bâtir le modèle. "Les dirigeants de France Télévisions vont nous faire des propositions pour que le modèle de l'entreprise unique" soit acté via un projet de loi, appelle le Président de la République.

17h01: "On ne fera pas appel à des ressources budgétaires pour financer le manque-à-gagner" occassionné par la fin de la pub. En revanche, opérateurs téléphoniques et fournisseurs d'accès à Internet seront mis à contribution. A hauteur de 0,9% de leur chiffre d'affaires. C'est plus que ce que propose le rapport Copé, qui suggère 0,5%.

A partir de quand n'y aura-t-il plus de pub sur France Télévisions? Attention, roulements de tambour... Septembre 2009, comme le préconise le rapport Copé, c'est trop tard. Hop, Nicolas Sarkozy préfère que cela se fasse à partir du 1er janvier 2009. Mais attention, toutes les formes de pubs ne seront pas exclues: seront autorisées le parainage d'émission, les pubs sur RF0, celles sur les sites Web associés aux chaînes. Autorisée aussi, la pub avant 20h, dans un premier temps du moins... Elle disparaîtra de façon progressive jusqu'au 1er décembre 2011 (ça fait une année de moins que ce que préconise le rapport qui demande l'arrêt de la pub en 2012).

16h57: "On veut donner aux créateurs le temps de convaincre", dit Sarkozy. Désormais, une émission sera jugée sur une saison. L'inverse, d'après lui, de ce qui se passait jusqu'alors, puisque la logique de la pub donne lieu à la "tyrannie de l'audience quart d'heure par quart d'heure". Et de résumer ce qui a dicté ce choix: "En supprimant la pub, nous voulons donner une plus grande liberté à la télévision publique".

16h52: Informer, cultiver, distraire: les trois missons du service public. Sarkozy y tient. Mais il veut que ces trois missions soient multipliées par le facteur "ambition". "Je ne veux plus qu'on me dise "on a fait deux soirées théâtrales", martelle-t-il en direction de Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, les patrons de France Télévisions. "Je veux que le théâtre et la musique soient constitutifs" de la télé.

"Comment faire rayonner la culture française sans groupes audiovisuels privés ou publics puissants?", s'interroge Nicolas Sarkozy. "Des groupes audiovisuels puissants font rayonner puissamment la culture française". CQFD. Ce qu'il faut comprendre: privé = public, les "deux jambes" de l'audiovisuel français selon Nicolas Sarkozy.

"J'ai cru comprendre que tout le monde n'était pas resté jusqu'au bout", dit le Président, faisant allusion à la démission des parlementaires de gauche, partis de la Commission en route. "Cela doit être une question d'emploi du temps!", ironise-t-il, tout en surenchérant par l'éloge de ce "cher Jean-François" (Copé, ndlr).

16h46: "On voulait passionner, on a réussi au-dela... ça aurait été dommage de s'en priver", félicite le Président. "Le mot tabou et le mot préjugé ne sont vraiment pas adaptés à la télévision".

>> Fin du discours de Copé, Sarkozy prend la parole... >>

16h45: Il faut donc travailler sur l'identité de chaque chaîne. Alors Copé met des étiquettes. France 2 est la chaîne "fédératrice"; France 3 celle des "régions"; France 4, la chaîne du "risque" et France 5, celle de la "connaissance".

4. La télé doit répondre à une "exigence" et concerner "tous les Français". Selon Copé, "ce que l'on voit à la télé publique, on ne doit pas le voir ailleurs".

3. La télé publique doit être une entreprise unique. Troisième recommandation de Jean-François Copé.

2. La télé doit être média global, en utilisant les nouvelles technologies pour se déployer. Dont, devinez... Internet.

16h40: Ce n'est pas Sarkozy à l'écran mais Copé. "Inviter les acteurs à faire bouger les lignes, tel est le rôle de la Commission", rappelle le président de la commission qui promet des mesures "innovantes". Il liste quatre points:
1. Sur la question du financement, Copé assène que "la télé n'a pas les moyens financiers d'assurer son développement, d'où le besoin de faire appel à des opérateurs téléphoniques qui participeraient à la "création".

16h35: C'est sur quelle chaîne? Public Sénat et la chaîne parlementaire Assemblée Nationale. Et sur les sites Web de ces chaînes en direct, avec léger différé.

16h25: ça n'a pas encore commencé. Le Président de la République devait rencontrer, avant son discours, l'intersyndicale de France Télévisions pour entendre les objections de celle-ci au rapport Copé.

Après avoir planché quatre mois sur la future télévision publique (France2, France3, France4, France 5 et RFO), la Commission Copé rend mercredi après-midi sa copie à Nicolas Sarkozy, qui doit s'exprimer dans la foulée et rendre des premiers arbitrages.

>> Ce qu’on sait déjà du rapport >>

>> Revivez en live ci-dessus le discours du Président de Nicolas Sarkozy… >>

La question du financement de la télé est crucial depuis l'annonce de la suppression de la pub sur les chaînes. Dans ses grandes lignes, le rapport préconise de financer le manque-à-gagner occasionné par: la redevance, des taxes sur les fournisseurs d'accès à Internet et les opérateurs de téléphonie, et un prélèvement sur les chaînes privées comme M6 et TF1. Ce qui fait hurler les intéressés.

Propositions avortées, démissions en rafale, tensions intestines: après plusieurs mois d'un soap à rebondissements, le dossier paraît embourbé. Peur du changement ou propositions irréalistes?
Alice Antheaume
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