Les héros sont fatigués. Hier, deux jours après le beau succès contre Paris (31-13) et quatre jours avant la finale contre Clermont, les Toulousains reconnaissaient avoir du mal à se remettre de leurs efforts. « La saison a été longue, avec [en plus du Top 14] des matchs de championnat et des rencontres internationales, confie le centre Yannick Jauzion. En plus, on a joué dimanche à Bordeaux à 15 h et sous la chaleur. »
Les Stadistes bénéficient d'un jour de récupération de moins que Clermont, tombeur samedi de Perpignan (21-7). « Je vais disputer ma 15e finale et c'est celle qui me révolte le plus, s'emporte Guy Novès, manager général du récent finaliste de la Heineken Cup. Nous ne sommes pas placés dans les mêmes conditions qu'un club qui n'a pas disputé les phases finales de Coupe d'Europe et qui n'a pas joué de matchs [en retard du Top 14] en semaine. » Novès peste depuis plusieurs saisons contre le calendrier infernal imposé aux clubs français, entre championnat, Coupe d'Europe et rendez-vous internationaux [test-matchs, Coupe du monde et Tournoi des VI Nations]. « C'est de pire en pire », observe-t-il. « La blessure de Fritz [fracture du péroné en équipe de France], c'était de la malchance. Mais celles de Clerc, Poitrenaud, Elissalde et Nyanga, c'est à cause des cadences imposées ! » Face à des Auvergnats au complet, Novès estime que « la défaite serait normale et naturelle ». On peut toutefois compter sur lui pour tout mettre en oeuvre afin d'éviter une telle issue...