La Cimade veut éviter à tout prix un Vincennes bis. Hier, la seule association autorisée à entrer dans les centres de rétention administrative, où sont placés les clandestins en attente de leur expulsion ou de leur libération, a demandé l'arrêt des travaux d'un nouveau centre de 280 places (deux fois 140 places) au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). « Les gens ont le sentiment d'être des numéros. Le turn-over incessant crée une situation explosive », explique la Cimade. Les petits centres connaissant moins de tensions, l'organisation demande que la capacité légale soit abaissée de 140 à 100 places. Les grands centres sont, eux, « de véritables camps où règnent l'anonymat et le désespoir », dénonce l'association.